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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. ^

la Foi, & cette prétendue puiíìance de lier &: délier , cju’eux Scles leurs emploient selon leur appétit , Sc pour établir leurRoïaumc terrestre. Pieça qu’on n’a vu Pape Romain, Le moinsaucun de ses Ministres exercer bien à point cette puiíìance , nis’échauffer beaucoup à l’encontre des blasphémateurs dú Nomde Dieu , ni contre les séditieux perturbateurs de la -tranquil-lité publique , meurtriers , ravisseurs , tyrans , usuriers, adulté-rés , incestueux & brutaux, vices communs en ce malheureuxsiécle ; lesquels font plutôt couverts à Rome , où il y a dispenses,absolutions, Sc taxes de deniers pour toutes ces choses, en leurboutique qu’ils appellent la penitencerie. Ce n’est donc pà-Sfans grande occalìon que ceux d’entre les François qui ontíentiment de pieté Sc zele de Religion , se retirent d’une si dan*gereusc école, Sc essaient d’assurer leurs consciences par unemeilleure que celle des Romanistes : voire étant de si longtempsadmonestés par eux-mêmes. Car, comme j’ai touché ci-dcvant*ce n’est pas feulement cet âge qui s'est scandalisé d’une tellèperversité, Podeur en a été déplaisante en tous siécles , eux-mêmes , dis-jc, s’en font apperçus : s’il s’est trouvé quelqu’unde leur Ordre appuïé de médiocre savoir Sc Doctrine , par-mi tant de ronces de stupidité en la vraie Théologie , lequel aitmis la main à la plume , il a incontinent heurté en cette pom-pe arrogante & tyrannique des Papes, témoin saint Bernard àion Eugène ( i ). Laquelle possible ne seroit pas du tout tantodieuse à aucunes âmes tiedes, si elle tendoit seulement auxdélices du Clergé, au détriment, dis-je, d’un ordre & rang demauvais Chrétiens qui se contentaílent d’être aveugles , fansvouloir aveugler le reste du monde. Mais elles s’échaussent àbon droit , voïant que de-là partent tous les traits qui fontlancés contre l’honneur de Dieu , Lc de notre Médiateur SCSauveur Jesus-Christ, pour le percer au travers des côtés, oudes poitrines de tous les humains, lesquels font par cette im-périeuse Papauté ravis à leurs légitimes Seigneurs , Sc Magis-trats, pour les dispenser de bien faire les contraindre àmal croire : Sc en somme , les ranger dessous ses profanes lorxsoCar elle a jette les sceptres Sc couronnes des - Empereurs ''Sc desRois à ses pieds, Sc en foule en ce temps , a u quel Dieu a éparí-

íi) Saint Bernard écrivant à Eugcne III pie , font sages , vrais , judicieux , & assai-nbien repris divers abus , mais jamais il sonnés de la modération convenable artnc les a imputés à l’Eglife. Les avis qu’il a zele qui 1’animoit,donnés à ce Pape , qui avoit été son IX soi-

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Apologie

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