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Tome cinquième.
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gtleitrs Catholiques qui nous assistent , de députer Vers le Papepour faciliter & intervenir en ladite instruction. Et non-feule-ment par ce moïen , mais auparavant par plusieurs nos Déclara-tions générales , 8í encore par légations particulières , nous lesavons voulu induire à venir à quelque conférence , pour trou-ver les moïens de parvenir à ladite instruction , qui est incom-patible avec le bruit des canons Le des armes. Mais ils n’y ontvoulu entendre , qu’au temps Le autant qu’ils ont estimé leurpouvoir valoir à donner jalousie aux Ministres d’Efpagnc , pouren tirer les conditions meilleures ; Le est supposition de direqu’ils nous en aient jamais fait aucune semonce en forme qu’ilfe pût juger que ce fut pour avoir effet au contraire , il n’en ajamais été parlé de leur part, que comme craignant de perfua ;der ce que pour la faveur de leur prétexte , ils étoient con-traints montrer de desirer. Et encore maintenant par ledit Ecrit,ils veulent tenir la chose pour désespérée , avant quelle ait ja-mais été proposée , dont ils ont tant d’appréhcníion qu’il enpuiffe advenir , ce qui leur est aussi formidable dans le cœur,qu’il semble leur être plausible fur les lèvres , qu’auffitôt qu’ilsentendirent que lefdits Catholiques qui nous assistèrent, dépê-cheront par notre permission vers le Pape , notre amé Le féalConseiller en notre Conseil d’Etat, Chevalier des deux Ordres^le Marquis de Pifani , ils firent partir en diligence deux deleurs Ambaffadcurs , qui maintenant remuent toute Rome avecles Ministres d’Efpagne , pour empêcher & faire que l’audiencelui soit déniée, encore qu’il soit député de la part des meilleursCatholiques de ce Roïaume, qu’il ne s’en pourroit pas choisirun qui le fut d’avantage que lui, & qu’il est bien à présumer quefa charge n’étoit que pour le bien & la conservation de la Re-ligion Catholique. Ce font effets certains Le solides qui ne con-viennent pas aux paroles qui fe répandent maintenant dansleurs écrits , pour surprendre les plus simples , & néanmoins lesuns fe traitent à Rome au même temps que les autres fe pu-blient par-deçà. Qui est ce qui leur faifoit si hardiment direqu’ils fe remettoient, pour ce qui est de notre Religion , à cequi en feroit ordonné par le Pape, que nous voulons espérerqui fera si judicieux & équitable qu’il en saura bien discerner lavérité : Ces contrariétés si manifestes , ces artifices si découvertsfont mauvais moïens aufdits rebelles pour ébranler la constan-ce des bons Catholiques qui nous assistent, Le les attirer en fo-£Ìété de leurs fautes, comme il semble que ce soit une des

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DÉCLARÂT.

du Roi.