DE LA LIGUE.
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devoir ont toujours eu pour but principal la conservation deladite Religion Catholique , ôc fe-sont d’aútant plus roidisavec Prop0siTleurs armes ôc moïens en la défense de la Couronne sous l'o- n E s Princes)béiílance de Sa Majesté , quand ils ont vu entrés en ce Roïau- Prélats,& c,me les Etrangers envieux de la grandeur de cette Monarchie,
& de l’honneur ôc gloire du nom François, pource qu’il est tropévident qu’ils ne tendent qu’à la dissiper , ôc que de ladite dis-sipation ensuivroit une guerre immortelle, qui ne pourroit pro-duire ( avec le temps) autres effets que la ruine entiere du Cler-gé , de la Noblesse, des Villes, & plat pais : évenement quiseroit pareillement infaillible à la Religion Catholique en ce-dit Roïaume. C’est pourquoi tous bons François ôc vraimentzélateurs d’icelle, doivent tâcher à empêcher de tout leur pou-voir le premier inconvénient , dont le second susdit est insé-parable , ôc tous deux inévitables par la continuation de laguerre. Le vrai moïen pour y obvier seroit une bonne réconci-liation entre ceux que le malheur d’icelle tient ainsi divisés, ôcarmés à la destruction les uns des autres: Car fur ce fondementla Religion Catholique seroit restaurée, les Eglises conservées,le Clergé maintenu en ses dignités ôc biens , Ta Justice remise,la Noblesse reprendroit sa force ôc vigueur pour la défense ôcrepos du Roïaume, les Villes se remettroient de leurs pertes ôcruines, par le rétablissement du commerce ôc des arts ôc mé-tiers, nourriciers du Peuple , ôc qui y font presque du tout abo-lis, mêmes les Universités ôc Etudes des Sciences qui ont parci-devant fait fleurir ôc donné tant de lustre ôc ornément à ceRoïaume , ôc qui maintenant languissent ôc périssent peu àpeu , les champs fe remettroient en culture, qui en tant d’en-droits font délaissés en friche, & au lieu des fruits qu’ils sou-loient produire pour la nourriture des hommes, font couvertsde chardons ôc épines qui en rendent même la face hideuseà voir. En somme par la paix chaque état reprendroit fa fonc-tion: Dieu seroit servi ; ÔC le Peuple , jouissant d’un assuré re-pus, beniroit ceux qui lui auroient procuré ce bien , ou au cou-rt ire il aura juste occasion d’exercer ôc maudire ceux qui l’em-pêcheront, comme n’y pouvant avoir autre raison que leurambition particulière. A cette cause sur la démonstration queledit Sieur de Mayenne fait par son écrit, tant en son nom quedes autres de son parti assemblés audit Paris , que ladite Assem-blée est pour aviser au bien de la Religion ôc repos du Roïau-me , dont par leur seul moïen ôc de lieu où n’est loisible niTome V~. O o