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1593. regner, à la Religion , ains ( comme un autre Jovinían , lequelaprès la mort de Julian l’Apostat, étant déclaré Empereur par la.
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Cardin.de commune voix & acclamation de toute 1 armee, protelta qu xlPej-eevé. ne vouloit ni accorder aucune condition de paix, ni comman-der à ceux qui ne fe rangeroient à la foi Catholique 3 ce qu’in-continent ils avoueront de faire ), a montré de fait qu’il nevouloit regner en aucun Roïaume ou Province, s'il n’y voioitconséquemment regner Jesus-Christ par son Evangile, fe sou-venant trop mieux de la belle sentence d’Optat Millevitain , quia été du temps de Saint Augustin , qui diioit qu’il falloit queía Religion fut en la Républignc , & que la République fut enla Religion , comme s’il eut dit, que tant plus que l’ame excellele corps, de tant plus doit être prisée la Religion par dessus l'E-tat. Ce que devroit fe persuader tout Prince vertueux. Ainsil’estimoit François I, notre Roi, lequel étant conseillé de fairepasser son ost par l’Allemagne, & aï'ant à soi unies les forcesdes Allemands , assaillir l’Empereur ( car ainsi le pourroit-ilplus aisément surmonter ), ne voulut acquiescer à cet avis, d’au-tant qu’il connoissoit que cela touchoit la Religion , laquelle iine vouloit nullement être intéressée.
Autant en a fait son fils Henri II , non moins héritier desvertus de son pere, que du Roïaume. Car au temps qu’on trai-re» it à Cambrai les articles de pacification entre lui & son gen-dre le Roi Catholique , étant admonesté de regarder plus soi-gneusement à tout, Le pourvoira ses affaires , iJ répondit qu’ily auroit aílèz pourvu , s’il pouvoit recueillir de cet accord lefruit qu’il efperoit, qui étoit d’arracher l’ivraie des hérésies quigermoienr en son Roïaume : Le qu’il ne mefuroit tant la gran-deur Le amplitude de son Roïaume à la multitude des peuplesLe Provinces, qu’au salut des âmes , n’aïant rien plus à cœurque de maintenir la Religion en son intégrité Le pureté. Auquelhonneur Le louange ont eu leur bonne part les Princes de laMaison de Guise , ou plutôt universellement de celle de Lor-raine, lesquels ( comme autres Machabées , Le vraies lumières dela nation Françoise ) en tous endroits , où il a été question dela foi Le Religion , ont crès libéralement emploie Le leursmoïens, Le leur vie ; endurant plutôt qu’on leur épuisât ducœur la derniere goutte de leur sang , que de voir faire outrageà leur mere PEglise. Mais je reviens à votre Roi Catholique,lequel, après Dieu, la France reconnoît comme pour son ga-jrant .& libérateur. Je pourrois raconter sept pu huit Papep con-
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