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—-aiguillon de repentancc en votre endroit , quand vous auriez
dévoré toutes les Mcslès de la France , qu’en l’endroit de votre
au V Roi ISSEM ' prédécesseur , qui n’avoit jamais eu faute de cette dévotion?
Ils donneront plutôt du pied à votre legereté ; & au contraire ,s’ils voient que vous teniez ferme , que vous ne changiez pas,pour le moins légèrement , & comme avec dessein de piper lemonde , de le faire voler au leurre pour l’attraper , je tiens pourtout résolu , que reconnoissant qu’il y a de la vérité & de laconstance en vous , ils fe jetteront mille fois plus aisément &plus hardiment entre vos bras , attendant la miséricorde de vosrendres entrailles , fureté de votre foi, repos de votre douceur,& félicité de vos comportemens , que Dieu accompagne derantde bénédictions. Que si ces considérations ne les pouslent,croïez que l’ambition & la malice de vos adversaires ferontseules cause de la peine que vous aurez à leur donner : que ledésir de ruiner votre ancienne Maison aiguillonne tous cesfactionnaires , ôí non pas la Religion , laquelle plutôt ils anéan-tisient eux-mêmes par tant d’cxactions , de débordemens , depilleries , de violemens , de profanations de temples , qui fontles licences effrénées & les pernicieux effets de leur misérableguerre , au lieu que vous vous rendez plus curieux observateur dece qui concerne la manutention des Catholiques ; lesquels vousavez reçus si favorablement fous votre Roïale protection , dèsle point de votre avenement à la Couronne, ne vous étant laisleautre moïen pour faire parostre le désir que vous avez de lesconserver, puisqu’ils s’éîoignent eux-mêmes de vous , & vousdétiennent les plus signalés endroits de votre Roïaume , où vo-tre bonne volonté fe pourro.it effectuer à leur entier contente-ment. Ici chacun d’eux discourt, chacun devine , chacun s’irn-prime des chimères au cerveau. Ceci nous adviendra, on feraceci, on fera cela, ils marchent fur des épines, & ne fe peu-vent assurer. On pourroit leur dire merveilles , ils tournent toutau rebours , & de l’épouvantemcnt tombent en la rage du dés-espoir. Chaque mouche leur est un Eléphant, & ce pauvre peu-ple séduit & abusé , croit & craint à la legere , Lc nul ne prendpas même patience de vous voir , de vous connostre , d eprou*ver ce qui est en vous. Qui peut dire, sinon que ce mal uni-versel en tout l’Etat, est déploré ? que votre mine ne Rhabillerapas votre jeu ? qu’iîs ne croiront pas mieux à un nouveau & in-certain Catholique , qu’à un vieil & assuré Huguenot ? Ce n’estpas là la guérison ; & yoit-on pas bien que chacun démembre