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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE.

lìóiísent la cause, Sc par conséquent sont plus propres à la gué-rir j li les voulez croire. Car ceux qui disent que les Espagnols-íbnt de dangereux Empiriques, Sc font comme le loup , qu Jpromettoità la brebis de la guérir de fa toux, cela est faux :ce font tous Hérétiques qui le disent, Sc tout bon Catholiquedoit croire, sur peine d’excommunication Sc de Censure Ec-clésiastique , que le preux Roi d’Espagne voudroit avoir perduses Roïaumes de Naples , Portugal Sc Navarre , voire son Du-ché de Milan Sc le Comté de Rouffilîon , Sc tous les droits qu’ilaauxPaïs-Bas que les Etats lui gardent, & que tous les Fran-çois fussent bons Catholiques , Sc voulustent volontairementSc de fait recevoir ses Garnisons avec la Sainte Inquisition,qui est la vraie 8c unique touche, pour connoître les bons Chré-tiens Sc Catholiques zélés , ensans d’humilité Sc obéissance.Ne croïez donc pas que ce bon Roi vous envoie tant d'Am-bassadeurs , Sc vous faste envoïer ces bons personnages Légatsdu Saint Pere , à autre intention, que pour vous faire croirequ’il vous aime fur toutes gens. Penseriez vous bien que lui 3qui est Seigneur de tant de Roïaumes, qu’il ne les peut comp-ter par les lettres de l’Alphabet, Sc si riche , qu’il ne fait quefaire de ses trésors , voulût se mettre seulement en peine desouhaiter si petite chose, que la Seigneurie de France? Toutel’Europe , par maniéré de dire, ne lui est pas une contrée deces nouvelles Istes conquises furies Sauvages ; quand il sue, cesont des Diadèmes : quand il se mouche , ce sont des Couron-nes : quand il rote, ce font des Sceptres , quand il va à ses af-faires , ce ne font que des Comtés Sc Duchés qui lui sortent ducorps , tant il en est farci Sc rempli. Ce scroit donc mal à pro-pos de soupçonner qu’il voulût être Roi de France : ma de fì.Je ne dis pas que pour guérir des écrouelles, dont ses P'aïs mé-ridionaux font fort infectés,il ne fit quelque chose à la prière desdévots Habitans de fa bonne Ville de Paris, qui l'on t suppliépar Lettres expresses, signées de leurs mains (i), de les rece-voir comme ses bons Sujets Sc Serviteurs, Sc d’accepter le pé-sant fardeau de la Couronne de France : ou si son dos étoksi courbé Sc chargé d’autres Couronnes plus précieuses, quecelle de France n’y pût trouver place , pour le moins il en

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Satyre

Miíniptíe.

(i) On prétend que ces lettres, qui Matthieu-, Jésuite; elles furent surprisesfont encore entre les mains de plusieurs , par le Sieur de Chazeron , Gouverneur du.font du i de Novembre de l’an 1591. El- fiourbonnois } & envolées au Rai,lss écoient portées en Espagne pat Claude