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Tome cinquième.
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D E L A L I G U E. s?l

blés, les emprisonnemens Sc rançonnemens des Habicans Sc TyyyT'Gentilshommes, qu’on favoit être pécunicux Sc garnis d'ar- Satyregent, lesquels on nommoit politiques, adhérans Sc fauteurs Minime.d’Hérétiques ; Sc fur ce propos fut faite de ce temps-là uneplaisante rime, que j'estime digne d’être insérée aux régistres Sccahiers de nos Etats.

Pour connoître les Politiques ,

Adhérans , fauteurs d’Hérétiques ,

Tant soient-ils cachés & couverts,

II ne faut que lire ces vers.

Qui se plaint du temps Sc des hommes »

En ce siecle d’or où nous sommes ;

Qui ne veut donner tout son bien ,

A cette cause, il ne vaut rien.

Qui tard l’Union a jurée;

Qui a pris fa robe fourrée ,

Au lieu de prendre son harnois ,

Qui ne dit point le Biarnois ;

Ains dit le Roi, Sc qui le loue ;

Qui a fait aux Seize la moueLes pensant hors de tout crédit,

Qui en murmure ou en médit ;

Qui aux Quarante a fait la figue ;

Qui n’a point la barbe à la Ligue ,

Qui a vu Lettres de delà,

Ne vous fiez en tout cela.

Qui ne va point chez les Princeíîès ,

Qui, à Pâque n’oit que deux Meílès,

Qui n’a des chapelets au col,

Mérite y avoir un licol.

Qui se fâche quand on l’appelleA la porte , à la sentinelle,

A la tranchée Sc au rempart,

II n’est point de la bonne part.

C c c c ij