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S AT Y R
Ménitpée.
6:6' . MEMOIRES
- Papes s’en mêleront, &C que le Primat de Lyon ne dort nijour ni nuit , pour éclore un Ecrit, qui fera poser les armes àE tout le monde , fie contraindra tous les Maheutres de s’enfuircn Angleterre , ou par de-là. Nous verrons en peu de tempsque ce fera. Pendant lcfdits Etats, il fe fit quelques petits versLatins fie François , qui couroicnt les rues , dont j’ai fait unrecueil, pour les faire voir aux Italiens , qui en font curieux.
EPITRE DU S 1 E U R N.
A un sien Ami ,
Sur la harangue que le Cardinal de Pellevé fit aux Etats de Paris .
jVÍoN grand ami, tu sauras par ces vers,Que les Etats furent hier ouverts :
Où l’on a fait maintes belles harangues;Mais fur tous ceux qui ont le don des langues,Ce grand Prélat, fie Cardinal de Sens ( i),
Par son discours nous a ravi les sens.Veux-tul’ouir ? détoupc tes oreilles ,
Dis la chanson, fie tu orras merveilles (i).
II a parlé du Pcre Pretion (3),
Dont Livius fait ample mentionEn fa Décade , où il dit qu’en son âge ,
Ce Pretion fut un grand personnage.
II a parlé du Docteur Fac-totum :
Je ne fais pas s'il fut Grec ou Breton :
De Domino , fie du Pars du Maine ,
En contenance fie gravité Romaine.
II a parlé en François Renégat,
De l’Efpagnol, du bonnet du Légat,
Et de fa croix, fie du Pape Gringore:
( 0 Lc Cardinal de Pellevé.
(zyCette chanson ne contienr que ces vers:Que chacun prête l’oreilleEt vous orrez tantôt merveilleDe PefFec du Catholicon :
La Drogue est si souveraine,
Qu’elle a guéri Monsieur du MaineDe la morsure d'un faux C. ( Faulcon ).
( 5 ) C’est une allusion à l ’Opéra pretium dela Harangue du Cardinal Pellevé , rappor-tée ci-dessus. Cc qui a donné lieu à fairecette allusion , c’étoit la prononciation vi-cieuse du Prélat, & ses incongruités , lors-tju’il déclamait le Latin de sa Harangue.
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