DE LA LIGUE. én
Mais si tu veux sauver quelque peu de ton bienY a te jetter en i’eau , tu gagneras ta corde.
De deux chevaux tués en allant voir le Duc de Parme.
Un certain Président Triboulct, (i) surnommé ,
Suivit Monsieur Roland , Echevin renommé ,
Pour saluer le Duc de Parme òc de Plaisance;
II avoir deux chevaux , meilleurs François que lui ,
Qui contraints d'y aller, en ont eu tant d’ennui,
Que tous deux en deux jours font morts de déplaisance.
Sur le même sujet.
Cocher, quand tes chevaux moururent,
Parceque trop sort ils coururent,
Tu devois, en tel accident,
Mettre au coche le Président;
Car à ce qu’ondit, aux Requêtes,
Lui seul vaut bien deux groíles bêtes.
De deux qui briguent la Ro'iautê,
Deux ont mis le Roïaume en quête,
Mais ils en perdront l’appétit ;
L’un pour avoir trop grossie tête (2),
Et l’autre le nez trop petit.
Sut le Vœu ct un navire ct argent, fait a notre Dame de Lorette %par Marteau , Prévôt des Marchands tògo (3),
Faire aux Saints quelque vœu en péril de nauísirage,
Et puis s’en acquitter quand on est: au rivage ,
C'est chose bien louable, & blâmer ne la veux ;
(1) Triboulet, signifie proprement unhomme quia l’esprit troublé. On croît queTAuteur a voulu désigner le Président Hen-nequin du Perray , que les Mémoires de M.de Nevers mettent au nombre des Exilésdu 50 de Maïs 1594. D’autres disent qu’ilî'agtt en cet endroit d'Antoine Hennequin
d’Assy, Président aux Requêtes dit Palais,frété de la mere de Mademoiselle de SainteBeuve. Voïez les Remarques fur la SatyreMénippée, ín- 8® . pag- Z 58 Sc íitív.
(z) E’un étcit le Duc de Mayenne. Scl'autre le Duc de Guise, qui étoit camus.
(3) On a parlé ailleurs de ce vœu.
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Rimes d»ia Ligue.
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