DELA LIGUE, <s n
Morin. Quelques-uns mettent un nommé le Tellicr nu lieud’Anroux; mais l’un vaut l’autre.
Ce qui s’ensuit montrera de plus en plus l’esprit d étourdis- notIbuI’sèment qui regentoit en cette Ligue. Outre ce Conseil des surlaSatyS eize , qui fut l'architccte de la Ligue, l'on fut d’avis d’en eeMenu ' ee *dresser un plus grand; car chacun vouloir avoir part au gâteau,
Sc disoit-on que la principale fête de la Ligue étoit celle desRois , puis celle des Repentans ou battus. Ce Conseil généralou anarchie de l’Union, établi parle Peuple qui en avoir nom-mé quarante, se trouva augmenté de quatorze, que Monsieurle Lieutenant, les Dames de Montpeníìer , Nemours, Au-malle, Sc autres, nommèrent par l’importunité de quelquesGrands, lesquels desiroient entrer en cette compagnie pour ybrouiller, encore que l’intention du Peuple fiìt de n’en établirque quarante seulement, avec les Députés des Provinces, quand,ils viendroient à Paris, qui avoient íéancc Sc voix déliberativeaudit Conseil, Sc non autres. Ces Députés du Peuple étoient „
Brezé, Evêque de M eaux ; Roze , Evêque de Senlis; de Vil-lars , Evêque d'Age n ; Prévost, Curé de Saint Scverin ; Bou-cher, Curé de Saint Benoît; Aubri , Curé de Saint AndrésPelletier , Curé de Saint Jacques; Pigenat, Curé de Saint Ni-colas ; Sc Launoi , Chanoine de Soistons, pour l’Eglise : lesSieurs de Manncvillc, Marquis de Canillac , Saint Pol , deRosnc,de Montberauld , de Hautefort, Sc du Saulsai pour JaNoblesse: Sc les Sieurs de Masparaulté, de Nulli, Coquelei,Mydorgc, de Machault, Baston , Marillac , Acharie, de Brai,le Beau-Clerc, de la Bruyere, Lieutcnant-Civil ; Anroux , Fon-tanon , Drouart, Crucé, de Bordeaux, Alvcquin, Soly , Bel-langer, Poncher, Scnaut, Sc Charpentier pour le tiers Etat,qui font les quarante nommés Sc convenus par le Peuple. Ou-tre lesquels l’on y ajouta de premiere abordée quatorze; à sa-voir , Henncquin, Evêque de Rennes ; Lenoncourt , Abbé ^les Présidons Janin Sc Vêtus; les Sieurs de Sermoise , D a tu-pi erre , le Président le Maître, d’Amonrs , Conseiller; Villc-roy le pere, Villeroy le fils, la Bourdaizíerc, du Fay , Sc lesPrésidons d’Ormesson Sc Videville , Sc depuis eux plusieurs au-tres de leur retenue, dont les Seize se plaignoient; disant quocet accroît étoit dressé pour emporter les voix des dénommés,par le Peuple ; de forte que le plus souvent ilsétoient en con-tradiction , tellement que quand les Grands vouloient frapperquelque coup au désavantage des Parisiens, Sc favoriser les^