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Tome cinquième.
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Possibilitér>E l’exek-Ci-1.1: IjE L.4. R.I>. R.

M*» ■ MEMOIRES

' petit-à-petit ì parce que telle purgation seroit plus pernicieuse, que le catharre ; nous en sommes aujourd’hui de même. Refer-mez cette plaie de nôtre Eglise , sans que le dedans soit bienrepurgé , la mort est prochaine ; tenez-la ouverte, vous vivrez,Sc aurez, peut-être, Sc le loisir , Le le m oie n de la purger Scnétoïer de telle façon , qu’avec succession de temps , elle se refer-mera d’elle-même. Emouvez ce catharre par une purgation vio-lente , il vous étouffera finalement de soi-même. L’intempe*rie de toute la Chrétienté est aujourd’hui telle , qu’ií n’y aRoiaume ni Etat qui s’y puifie maintenir en paix fans la li-berté des deux Religions, voire, qui ne se ruine , si ons’opinià-tre contre l’une.

Ceux qui disent, quattendant la détermination d’un Conci-le , il ne faut permettre exercice que d’une Religion , s’abufentgrandement. Premierement, c’eff contre l’article exprès de lapaix, qui permet que l’exercice des deux Religions íoit libre ,tant que par un libre Concile général, ou National, nous íbïonsréunis en une Religion. Et, par conséquent, c’eíl rentrer en laguerre , qui est la íourcc de tous nos maux , Sc anéantir tout leprofit que nous aurons pu espérer des Etats. Secondement „c’est contre toute raison Sc forme de Justice. Car nous atten-dons, par un Concile, d’être réunis, Sc non d’être divisés ; decicatriser notre plaie, non de l’entretenir ; d’accorder les par-ties , non de les mettre en procès. C’est comme qui diroit, il n’yaura exercice que d’une Religion , tant que le Concile ait dé-terminé qu’il n’y ait qu’une: Sc quelle ?. où nous n'entreprendronsrien les uns fur les autres, tant que les arbitres nous aient ac-cordés. Au contraire, tout ainsi cju’attendant la décision des ar-bitres , les parties demeurent en leur état, le procès au croc ,les armes suspendues, fans entreprendre rien l’un fur l’autre ; aussiest-il raisonnable , attendant la détermination d’un filin t Sc libreConcile , auquel, comme arbitre de nos différends , nous com-promettons tous , que nos parties demeurent en la liberté , delaquelle par la paix ils font en pofièffion. Et devons considérer,que si nous étions en leur place , nous ne voudrions pas que laMéfié nous fût interdite , jufqu’à telle détermination , encoreque nous fussions tout assurés qu’elle y dût être confirmée. Tier-cement, c’est le vrai moïen de n’en tenir point, Sc vaudroicautant dire tout en un mot, que nous ne voulons ni leur liber-té , ni détermination de Concile. Car c’est troubler le com-promis , c’est un cas de novalité , c’eíl revenir aux animosités,