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Duc de Bar, mariécàLouis d'Anjou, qui fut forcé composer 1593.pour tous droits à cent soixante mille florins. Droits m
Et quant à Portugal , c’est chose encore fort mal a durée en la Philips ii.Maison d’Efpagne , tant pour Pinimitié invétérée , qui est entreces deux Provinces, que pour les droits qui s’y peuvent pré-tendre ; entr’autres par les fucccsteurs , ou aïans cause de laMaison dc Boulogne, dont le Pais, qui est Boulenois , cn Pi-cardie , est de présent annexé à la Couronne de France. CarAlfonfc, Roi dudit Portugal, marié à Mahault ou Mathilde,
Comtcstc dudit Boulogne, cn eut deux enfans;Lc avint que,comme elle étoit en Boulenois , pour donner ordre aux affai-de fondit Comté, ledit Roi de Portugal épris de la beauté deBéatrix, fille bâtarde d’Alfonfe , dit le Sage ou l’Astrologue,
Roi deCastille,Leon ScTolcde,ou des commodités que présentoirledit Roi de Castille avec elle , fans antre cérémonie , l’épou-fa, laiílànt Mathilde , qui vécut douze ans dprant ce déshonnêtemariage , ou plutôt concubinage ; & retournée en Portugal, futforcée fe retirer cn France , pour faire ses plaintes au Boi, &.depuis au Pape Alexandre quatrième , qui excommunia leditRoi de Portugal & fa nouvelle femme; Lc néanmoins les enfansde cette femme illégitime , ne laiílèrcnt d’ufurpcr le Roïaume ,fur les légitimes de la première. Le Duc de Parme Rainuce quiest à présent, y a auíîi très apparent droit, à cause de Marie,fa mere , fille d’Edouart, fils du Roi Emanuel de Portugal ; leRoi d’Efpagne qui l’a usurpé , n’étant sorti que d’une fille duditEmanuel, & Rainuce du fils. Se présente aussi Dom Antoine,
Roi de Portugal, lequel est fils prétendu bâtard de Louis , frereaîné dudit Edouart; mais légitimé par le Pape & sentence desDéputés du saint Siégé , avec connoistance de cause, lequel, enconséquence de ce , a été élu Roi de Portugal par le Peuple,suivant la Loi fondamentale dudit Roïaume.
Le Roi dc France , Henri quatrième , demande le Roïaumedc Navarre , à lui appartenant du chef de fa mere , héritière dela susdite Catherine , niece du susdit Ferdinand d’Arragon ; delaquelle le propre héritage , qui étoit ledit Roïaume , n’a pu feperdre à son dommage, quand même son mari feroit retombéen quelque faute , lui appartiennent les Places de la Soíierra ,dépendantes de toute ancienneté d’icelui Roïaume, que laReine Isabelle, femme première dudit Ferdinand, par son testa-ment, & pour décharge de fa conscience, ordonna être resti-tuées , comme aïant été usurpées par ceux de Castille fur Na-