DE LA LIGUE. 739
3, étroit contenu , que des Eglises déformais en avant , ni des 1593.
„ Prébendes vaquantes en ion Roïaume ( jaçoit ce qu’d eut la
s> garde d eux j les riants , pronts , ou les rentes a lui ne pen- nrs Rois VL
,, sît C * ) j ne présumât de tenir , fie tout se gardât aux successeurs Francì *
» des morts. Et avec ce , rappclloit icelui Pape de Rome , tou->3 tes les faveurs , grâces, indulgences , lesquelles parl’aidedu33 Roïaume de France , ou au Roi avoit octroie pour la raison33 de la guerre. En dévorant lequel , aucune collation de Pré-3, bendes ou de Bénéfices , n’cntreprît à lui usurper, poursuivir,
3, ne détenir: laquelle chose íl désormais le faisoit, le Pape lei 3 tenoit pour vain Lc pour faux. Et tenoit l’on fi c disoit, que33 tous ceux qui ce consentans scroient , il les réputoit pour33 Hérétiques. " Mira hominis impudentia fuit (dit Melîire Je-han duTillet Evêque de Maux en son abrégé de Chronique)qui regnum Gallice Pontificice Majefîatis beneficium afi'erere au-fus efi. Verum multofiolidiores efie puto , qui dijeeptant an tan-tum liceat Pontifiai. C’est-à-dire , grande fut l’impudence dapersonnage , dit Messire le ha n du Tillct, Lequel osa maintenirque le Roïaume de France étoit un Fief fie bienfait de la Ma-jesté Papale. Mais j’eítime encore plus foux ceux qui disputent,s’ilest loisible au Pape jusques-là.
La teneur des lettres du Pape se trouve encore à présenttelle :
B O NI F A CI US EP 1 SCOPUS ,
Servus Servorum Dei , Philippo Francorum Régi.
D eu M time , & mandata ejus observa . Scire te volumus quòdinJprritualibus & temporalibus nobis fubes. Beneficiorum & Prœ-bendarum ad te coLlatio nullafipeclat : & fi aliquorum vacantiumeufiodiam habeas , fruclus earum JuceJforibus réserves. Et fi quascontuhfii collationes taies irritas aecernimus , & quantum de facloprocefierunt revocamus. Aliud credentes Hœreticos reputamus.Datum Laterani mi Nonas Decemb. Pontificatus nofiri , an-no vi „
Boniface , Evêque , serviteur des serviteurs de Dieu, à Phi-lippe Roi de France. Crains Dieu fie observe ses commande-mens. Nous voulons que tu saches que tu nous es sujet ès choses
( I ) II y a dans l’original reprefenjîfl, qui veut dire, ne prît, ne s'attribuât.
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