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conférer à une même personne plusieurs Bénéfices sub eodemteclo , soit à vie ou à certain temps, même quand ils sont uni-formes , comme deux Chanoinies, Prébendes , ou Dignitésen même Eglise Cathédrale ou Collégiale , Lc a modifié les fa-cultés d’aucuns Légats pour ce regard.
Poserai encore mettre entre les Privilèges, mais non Ecclé-siastiques , le droit de tenir Dixmes en Fief, par gens pourLaïcs; ce qu’on ne peut nier avoir pris son origine d’une li-cence Sc abus commencé sous Charles Martel , Maire du Pa-lais , continué principalement sous les Rois de fa Race, &;néanmoins toléré par aucunes considérations , mais avec teltempérament fous les derniers , que le Laïc peut rendre oudonner tels Fiefs à l’Eglife, 6c l'Eglise les recevoir 6í retenirFans permission du Prince; Sc qu’étans retournés en main Ec-clésiastique , ils ne font sujets à retrait de personne laïque , fousprétexte de lignage, feudalité , ni autrement ; Sc dès-lors en.appartient la connoiílance au Juge Ecclésiastique, pour le re-gard du pétitoire.
Or pour la conservation de ces Libertés Sc Privilèges ( quenos Rois Très Chrétiens, qui portent la Couronne de fran-chise fur tous autres , jurent solcmncllement à leur Sacre ScCouronnement de garder Sc fa re garder inviolables ) fe peu-vent remarquer plusieurs 6c divers moïens, sagement pratiquéspar nos ancêtres , selon les occurrences Sc les temps.
Premierement, par conférences amiables avec le Saint Pere,ou en personne, ou par Ambassadeurs. Et à cet effet fe trouveque les anciens Rois de France ( même ceux de la Race dePépin , qui ont eu plus de sujet de communication avec le SaintSiège que leurs prédécesseurs ) avoient comme pour marchecommune la ville de Grenoble, où encore le Roi Hugues,pere de Robert, invita le Pape par forme d'u fa n ce Sc coutu-me, par une Epître écrite par Gerbert, lors Achevêque deReims , depuis Pape , fur le différend de l’Archevêché deReims.
Secondement, obfcrvans soigneusement que toutes BullesSc Expéditions , venans de Cour de Rome , fussent vues, pourlavoir íl en icelles il y avoit aucune chose qui portât préjudice,en quelque maniéré que ce fût , aux Droits & Libertés de l’E-glife Gallicane, Sc à l’autorité du Roi, dont fe trouve enco-eOrdonnance expresse du Roi Louis onzième, suivie par lesprédécesseurs de l’Empereur Charles cinquième, lors vassaux
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d f l'Ec. I I S EGallicane.