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Troupes de Savoie qui fourageoient le Bailliage de Gez, oùils avoient mis le feu en quelques endroits, 8c chaíToient de-vant eux force bétail, ramassé de quelques Villages. Une heureaprès, quelques Piétons 8c Cavaliers y coururent, 8c trouvèrentces Troupes à moitié chemin de leur retraite; c’étoient centcinquante Lances 6c quatre cens Piétons. Les Argoulets deGeneve commencent «à les tournoïer : l’Infanterie étant de-meurée allez loin en arriéré pour favoriser la retraite, l'inten-tion du Sieur de Lurbigni, Commandant pour le Roi à ces for-ces de Geneve, n’étant pas de hasarder le Combat. Les Sa-voyards , volant l'impoÙìbilité d’emmener leur butin ( qui étoicde trois cens pièces de bétail, 8c quelques hommes, femmes 65enfans, refeous 65 ramenés laufs ) qu’avec grande perte, attenduqu’on leur tuoit de moment à autre quelqu’un en queue , quit-tèrent la proie, 65 fe ferrèrent. Lurbigni, considérant leur con-tenance , 65 les volant harassés , fait une rude charge à leursLanciers, qui, étonnés dé si brusque résolution, aïant perdudes plus assurés, renversés morts fur le champ, fe sauvèrent àbride abbattue , aïant bons chevaux 65 meilleurs éperons. Ilslaissèrent leur Infanterie en arriéré, la plupart de laquelle, re-tirée dans le village de Fargès, pensant échapper en gros, essaïade gagner pals vers le Fort de la Cluse, à une grande lieue de là;mais investie, 65 afinée par Lurbigni, lequel feignit reculerpour les faire décocher, après leur avoir laissé faire leur salve,les fit charger de toutes parts , son Infanterie y étant accourue ,tellement que dedans Farges 8c ès environs, six vingts Espa-gnols 65 Italiens furent tués, plusieurs fuïans blessés, leurs com-pagnons gagnans la Montagne , les autres écartés par les Bois;bref, le reste de cette bande de Picoreurs mise en merveilleusedéroute, d’autant que les Cavaliers 65 Piétons de Geneve avoientfait cette course de trois grosss lieues à jeun , 65 qu’il faifoitfort chaud , tellement qu’ils défailloient de travail. Ils ccsserentla poursuite , 65 après avoir dépouillé les tués , rentrerent de-dans la Ville fur les six heures du soir, rapportans trois Tam-bours , deux Guidons , quelques Lances , douze ou quinze Hal-lebardes , grand nombre d’Epées, de Poignards, de Mous-quets , d’Arquebuses, quelques Corselets , 65 force habillcmcns.Ils amenerent auísi quelques Bidets, 65 quatre ou cinq Prison-niers feulement, dont l’un étoit Sergent de Compagnie. Lurbi-gni n’y perdit qu’un Argoulet ; mais comme il pouríùivoit lesfulards , 8c vouloir dégager un de ses Cavaliers, qu’il voioitTome V. Hhhhh.
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Evenemeniin la Guer-re c o n x r sGeneve.