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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. Soi

qvtans Te retirer fans combattre. On estimoit que les piétonsembarqués exécutcroicnt cependant quelque chose ; mais dèsle Jeudi précédent, ceux d’Eívian avoient été avertis qu’on vou-loir leur donner une camifade; au m oie n de quoi ils s’étoicntrenforcés d’un secours de cinq Compagnies ; ce q u'étant dé-couvert à temps par les embarqués , ils fe remirent à la voile , 6crevinrent au port deGcncve le Mardi vingt-cinq environ midi,fans aucune perte.

Le Jeudi troisième de Septembre , les gens de cheval sortisde grand matin hors de la Ville , & fe trouvant auprès deBranth, le Lieutenant d’un des Capitaines , aïant charged’al-ler reconnoître les Savoïards , & eílaïer de les faire joindre &cattirer en une embuscade dresse à propos , exécuta résolumentfa commission , & voïant que les Savoïards branloicnt , paíîaoutre, leur faisant une rude charge, mais suivi de petit nom-bre. Eux le renforça n s , &C ne murchans qu’à la faveur de leurInfanterie , lui courent fus , tuent son cheval , fous lequel il de-meure engagé , le désarment , aïant miser, route ceux qui lac-compagnoient , au rapport defquels tous les autres accourentèc chargent brusquement les Savoïards , lesquels ne pouvantgarder, ni ne voulant lâcher prise , tirent tous leurs efforts demeurtrir ce priíonnicr, & lui donnèrent plusieurs coups; maisaïant un pourpoint bien étoffé , nul estoc ne put l'offenfer.-Ne pouvant pis , ils le biessrcnt de deux coustillades à la tête ,d’une estocade à la joue, &. d’une taillade fur la main droite.Ce nonobstant il fut recoux Le revint à cheval dedans la Ville,tout bleffé qu’il étoit. Ceux de Gcncve n'aïant point d’ínfan-terie , & molestés par deux cens Arquebusiers ennemis qui fou-tenoient la Cavalerie, si-tôt qu’on vouloir l’attaqucr , fe retité-ré n t au pas 8c en gros , suivis une grande lieue durant par les Sa-voïards, qui n’y gagneront que des coups , avec perte des pluséchauffes , & furent contraints fe retirer avec plusieurs blesss.En cette semaine , comme ès précédentes , les frégates de Ge-nève continuèrent leurs courses fur le Lac , écumant toujoursquelque proie , &c assurant le commerce aux barques &. bateauxd’ordinaire. Tôt après , on commença à faire vendanges enplusieurs endroits autour de Gcneve , fans aucun empêchement,&C continua-t-on ainsi plusieurs jours.

Le Mardi quinze, les Savoïards , qui paravant fe montroient,ne parurent nullement , ains semèrent un bruit , apporté puisaprès dedans la Ville, qu’ils s’étoient retirés plus avant , àcaufcTome K. I i i i i

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Evfnfmfnstn la Guer-re CONTREGeneye.