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d’autres miferes. Nicolas de Harlai , Seigneur de Sanci, Lieu- ~ ~~ 0tenant pour le Roi en la guerre de Savoie, étant arrivé le vin "t- vdeux en la Ville où Pattendoit une Cornette d’Albanois , il y enTaGler!trouva deux Cornettes de Gendarmes, trois Compagnies d’Ar- RE contregoulets, neuf Compagnies d’Infanterie. Les Conseils deguer- Gen£ve ’re remis fus; le Jeudi dernier jour du mois , toutes les troupessortirent au soir, prenant la route de Fosîîgni, une partie deçà,l’autre delà d’Arve , avec trois pieccs de canon. Cette petitearmée étoit composée d’environ deux mille combattans ; fur lesoir Partillerie approcha du Château de Buringe, au bas duquely a un pont, fur lequel on p aise l’Arve , pour venir de Gene-vois en Folsigni. Paravant les troupes de Genève avoient gagnéle Village, Se pris logis ès lieux plus proches. Les Lieutenansdu Duc en cette guerre , avertis d’heure de toute cette entre-prise , firent démarcher de Rumilli & d’Aneci, environ troiscens Lances de Néapolitains & Milanois avec quelques Arque-busiers à cheval , Sc cinq ou six Compagnies de piétons, dontles uns s’acheminerent vers la Roche , Villette non éloignée deBuringe , les autres conduisirent quelques vivres au Fort deSonvi : où aïant entendu que le sieur de Sanci tournoi t la têtevers Folsigni, s’acheminerent promptement vers leurs compa-gnons à travers les neiges Se les glaces : résolution louable Scnécessaire alors. Ceux de Buringe montrèrent aussi beaucoup decourage au commencement , tandis que l'on accommodoit labatterie.
Le Vendredi premier jour de Janvier mil cinq cens quatre-vingt-onze , les Lanciers Savoïards , Néapolitains Se Milanoiss’étant rendus à la Roche , Se se doutant qu’on ne lairroit pasdormir ceux de Buringe ; pressés aussi des Habitans de la Ro-che , Se entendans qu’on avoir découvert quelques picoreurs ,fans beaucoup consulter , 6c plusieurs ne prenant le loisir des’armer , monterent à cheval, Sc suivirent la piste des Coureursde Geneve. Les sieurs de Sanci, Lurbigni, Conforgien, étoientlors à la batterie , presque tous leurs gens désarmés. Si ces Lan-ciers n’eussent fait tant de bruit Sc huées , ils pouvoient aisé-ment venir à couvert jusque dedans Buringe , Se. faire une étran-ge exécution , étarit suivis de leurs piétons. A l’approchcr , ilsfont une charge dans un quartier où ils pensoient surprendre lesAíbanois 6c quelques Compagnies d’Argoulets de Geneve. Iceuxentendans le bruit , montent à cheval fort promptement, fanscuirasses , pour la plupart, à cause que les Lanciers ne leur enTome V. K k k k k