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Tome cinquième.
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D E L A L I G U E. Sr 3

défendre, fur Pespérance d’être secourus par Dom Amédée Sc 1593.le Sieur de Sonnas , qui amaíToienr coures leurs forces en gran- evenemensde diligence. Au reste ce Château avoir éré par eux tellement en la Guer-terrasse , qu’il étoit malaisé de les forcer à coups de Canon :davantage , les vivres leur abondoient pour quelques mois ,la Place étant hors de sappe Le malaisée à miner, parcequ’il estbâti en lieu marécageux Sc près du Lac. Néanmoins on leurdonna tant d’allarmes , que trois ou quatre jours après la prisede la Ville, ils accepterent composition assez favorable, sortansarmes Sc bagues fauves. Ils f urent conduits en toute fureté.

L’Armée aïant fouragé ces Bailliages d’Efvian Sc de Thonon ,retourna devers Bonne fur la fin du mois de Février, traînantavec grandes difficultés ( à cause des pluies Sc chemins rompus )deux pièces jusqu’au Pont de Buringe , Sc de-là au Château dePolinge , qui fut incontinent rendu. Sur ces entrefaites Paver-tissement vint q u'Amédée , Sonnas, Olivarès , Espagnols Sc au-tres , joignoient leurs Troupes , pour venir faire un grand ef-fort , qui fut cause qu’en diligence on ramena les pièces dedansPArccnal de Geneve. Tandis que les Chefs de P Armée Roïaleconfultoient ès environs de Bonne, la Ducale, composée dehuit cens Maîtres , Lanciers pour la plupart, Sc de quatre millePiétons de divers P aïs, déçà Sc delà les Monts, se vint rendreà la Roche au commencement de Mars. Olivarès, vieil Capi-taine , étoit d’avis qu'o n ne s’avançât, mais que l'on vît le mou-vement des François, pour ne les prendre qu’avec avantage,réassurant que la nécessité les feroit retirer, ou que s’iîs entroientdans le Païs , la défaite en étoit certaine Sc facile. Dom Amé-dée inclinent à cet avis; mais Sonnas & autres Chefs, quíavoient plus de feu que de plomb en tête , Sc qui savoient l’étacdu Camp de Quitri , l’incommodité des logis , que la plupartdes forces étoit retirée dedans Geneve , conseillèrent qu'on s’a-vançât , alléguant qu’il y avoir plus d’honneur Sc d’avantage àchasser Sc châtier les François, q u'attendre qu'ils s'amendassèntou se retirassent de leur plein gré. Une autre cause mouvoirSonnas, à savoir le petit notnbre des Troupes de Quitri, qu’iln’ignoroit être composées de grands Picoreurs , lesquels, char-gés de butin , aimeroient mieux jouer des piés que des mains ;considérant aussi l’état de ses propres Troupes, qui ne touchoientsolde quelconque, Sc se débanderoient aisément, si l’on de-meuroit sans combat, jugeoit expédient de leur donner curée ,

Sc que comme la guerre se fait à l’œil, un beau moïen se pré-