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PaÏs-Bas.
814. MEMOIRES
vers. Poursuivis , trente Cavaliers d’cntr’eux furent pris Pri-sonniers. Les Gens de Cheval venans à rencontrer hui tan teLanciers Lorrains, près de Saint Nicolas , en taillèrent unepartie en pièces, Le prirent le reste. Les Gens de pié empor-tèrent avec le Canon le Fort de Saint Jacques, & celui deSaint Jean par composition. Puis entendant que Mondragonlevoit quelques Troupes pour les suivre, se retirèrent, aprèsavoir couru tout le Pais, rasé les Places de défense , imposédes Tailles, ôc amené force butin. F)'autre côté les Espagnols2v Italiens firent dix mille extorsions ès Pais d’Artois & Hai-naut, depuis le retour de France, fous la conduite de Char-les, fils du Comte de Mansfeldt. Semblablement ceux de Berkchaflerent leurs Officiers, & élurent un autre Gouverneur, quilaistoit le paíîage du Rhin libre, moïennant un grand impôt,distribué de mois en mois aux Soldats.
Ceux de Nuss, réduits en la puissance du Duc de Parme,avoient été fort molestés de leur Garnison. Comme donc , levingt-neuf de Juillet, la plus grande partie des Soldats fussentsortis pour aller au formage , quelques-uns des principaux de laVille, désirant se défaire de cette Garnison , firent semblant defaire la ronde, sur ce prétexte prirent Prisonniers les Soldatsqui étoient en garde, les uns après les autres, excepté dix oudouze, placés auprès d'une des Portes: là-dessus les autresBourgeois mirent la main aux armes, ce qu’entendant les Sol-dats , qui étoient demeurés de reste, firent dévaler un d’entr’euxpar les murailles, pour aller avertir le Gouverneur ( qui écoitcn fa Maison hors la Ville ) de tout ce qui se passoit. Icelui fitrappelles ses Soldats, sortis de la Ville pour butiner, & les aïantramassés , se présenta le lendemain de grand matin devant laVille, ea espérance de la recouvrer. Mais les Bourgeois se mo-quans , répondirent qu’ils se garderoient bien eux-mêmes ; aumoïen de quoi, les Soldats qui restoient furent contraints deTe rendre aux Bourgeois. Semblablement ceux de Wcrden Leide Venloo , chassèrent à coups d’épée leurs Garnisons.
En ce temps , le Roi de France se rangea à l’Eglise Romai-ne; mais nonobstant ce changement, la Reine d’Àngleterre ècles Etats demeurèrent fermes en l’alliance contractée avec lesFrançois.
Les Gens de Cheval de Breda étans sortis à la picorée, aumois d'Août, furent chargés, mis en toute, Le plusieurs d’en-tr’eux