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Tome sixième.
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î 4 MEMOIRES

~~i 5 9^. ains languissant misérables & mourant ctnacun jour, vous verrezdéclarât incontinent croître vos commodités particulières 8e ies publi-r,t IA Ville ques à merveilles. Mais fi au contraire, vous rendant du tout in-ss.E Meaux- clignes de la grâce que Dieu vous a faite cilla conversion de SaMajesté , vous méprisez le m oie n qu’il vous donne de sortir decette fondrière de misere , où vous êtes maintenant enfoncés,tenez pour certain que les armées du Roi, ailìstées de tout ce qu’ily a de grand, d’illustre, de généreux Le de courageux cn France ,Le de tous les fidèles Alliés de cette Couronne Le Ennemis deî’Efpagnol, secourues de tant de Villes, même de celles quisuivront notre réduction , vous rendront dans peu de joursplus misérables cent fois que vous n’étiez en Août quatre-vingt-dix ; Le n’aïant lors ni le Duc de Parme, qui est mort, ni la Vìllede Meaux, fa retraite, ni ce qui vous assistoit de Noblesse,qui suivra l’exemple du brave Vitry, duquel le nom sera en gravéà jamais à la postérité , 8e lui tant qu’il vivra chéri, aimé Legratifié par Sa Majesté , qui aura en perpétuelle mémoire ceuxqui lui auront tant aidé à rendre la liberté , la grandeur Le lagloire à la France , laquelle s’est vue si proche de fa ruine Le deIon entiere dissipation ; lors , dis-je , vous ferez contraints defaire par la nécessité, avec honte, ce que vous pourriez mainte-nant exécuter si facilement avec tant de gloire Le l’honncur im-mortel d’aveir des premiers aidé à tirer la France du tombeau,pour la faire triompher fur tous fes ennemis. Voilà ce que nousavions à vous proposer , pour vous faire entendre des justes rai-sons qui nous ont mus tous unanimement à reconnoîtrc le Roi,que Dieu, la nature Le les Loix du Roïaume nous ont donné ,pour le service duquel nous emploierons toujours librement nosmoïens , notre sang Le notre vie. Vous déclarant que si , sui-vant la protestation que vous avez toujours faite, même parleDiscours du Siégé de votre Ville, imprimé fur la sin de l’anquatre-vingt Le dix , vous voulez reconnoître Sa Majesté ,étant maintenant Catholique , nous vous demeurerons voisinsLe amis très affectionnés, ainsi que nous vous avons toujoursété.

■ Mais si au contraire , fans la moindre apparence de raison ,à l’appetit des Etrangers qui ne désirent que de voir les cen-dres de cet Etat, vous vous résolvez de continuer la guerre , Leen tant qu’en vous est , de remplir la France de meurtres , defeux Le de faccagemens, nous vous déclarons que vous nous au-i*c.z jufqu’au bout pour ennemis, aussi résolus Le rigoureux,

comme

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