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}e vous ai exhortés à quitter cette maudite erreur, 6c reconnoître■votre Roi légitime , ainsi qu’encore à présent je vous y exhorte,vous suppliant de considérer que ce n’est pas peu de chose quede perdre son ame, 6c par une volontaire désobéissance 6cconjuration maligne, se damner avec Judas 6c se précipiterLux abîmes des ténèbres infernales, où il n’y a que pleurs 6cgrincement de dents. Partant reconnoissez-vous , mettez bascette inhumanité barbare 6c sauvage qui vous a maîtrisés jus-qu’à présent. Obéiíïèz aux commandemens de Dieu , fans Inob-servation desquels vous ne pouvez entrer au Roïaumedes Cieux.Honorez 6c craignez votre Roi, priez Dieu pour fa santé êcprospérité. Souvcnez-vous à tout propos 6c en toute compagniedes belles paroles que dit Scnequeécrivant àl’Empereur Néron,lorsqu’il parle du bien qui vient à tout le Peuple de la conserva-tion du Prince: Le Roi, dit-il, est le lien par lequel se tientferme la République; il est cet esprit vital que respirent tant de.mille 6c mille hommes , qui ne seroienr autre chose que charge6c proie , si cette ame de s’Empire étoit une fois ôtée. Le Peu-ple pourra être garanti de ce danger, tant qu’il saura endurerle frein , lequel s’il rompt une fois , ou si l’aïant rompu il n’cn-dure qu’on ne lui remette , cette unité 6c liaison d’Empire sedéjoindra en plusieurs pieces , 6c la même fin , qui fera d'obéir,fera la même de commander. II semble que ces propos nous me-nacent de près, si d’avanturc à ce coup nous ne rejertons lestromperies 6c finesses d’Espagne , 6c ne reprenons notre vraicœur François, qui est d’aimer naturellement son Prince , leservir , l’honorer, 6c n’avoir rien plus en recommandation que faprospérité. A ceci vous doivent induire les malheurs précédens,non causés d’autre endroit que de la rébellion , 6c lesquels plusque jamais multiplieront, si obéissant à la loi de Dieu vous nereconnoiíïez celui qu’il vous a donné pour Prince. Le salutde vos âmes vous y doit pareillement émouvoir, puisque selonla Sainte Ecriture 6c les Conciles , tout homme qui ne rendrahonneur 6c obéissance à son Roi, périra misérablement, ne re-cevant pour son salaire que la damnation , telle qu’a encouru ledésespéré Judas. Sauvez-vous d’un danger si effroïablc, tandisqu’en avez le temps , dépouillez toute mauvaise affection ,à celle fin que tous ensemble , 6c fous un même Roi, nousbénissions le nom de Dieu 6c jouissions en ce monde d’unepaix heureuse, 5 c eu, l’autre de la béatitude éternelle. Ainsi-soit-il.
Tome VI. F
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Discours
SUR LE RF5-PECT D Û A U
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