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Avertissí-
M H N T A LA
Noslisse.
96 MEMOIRES
le fervent zele que vous aviez eu à la Religion CatholiqueApostolique èc Romaine , aient été la pierre qui ait aiguisévos félonnes & rebelles armes, contre feu , dc bonne mémoire ,Henri III de ce nom , notre bon Roi &. souverain Seigneur,,d’autant que nul de vous n’eût osé fe comparer en zele & fer-veur dc Religion avec Sa Majesté , en laquelle l’un des plusgrands de vos suppôts, a témoigné , tant par écrit , qu’à lavue de tous les plus grands de la France, le zele de laReligion avoir été plus grand Lc rare, qu'en autre Monar-que du Monde ; & qu’en vous plaignant de quelques goutie-resj que par extraordinaires exactions , Lc mauvais ménage deses finances , il au.roit causé en cet Etat, vos félons Le rebellesdéportemens, vous convaincroient de savoir miné & sapé par lepied, pour le réduire au dernier période de fa mine; car au lieu dediminuer les foules du Peuple , vous les avez plus que redoublées.Quel avantage donc ou foulas lui ont apporté vos furieuxmouvemens, pour faire croire qu’ils aient été causés pourpourvoir aux désordres de fes fouies 6c oppressions ? Aussi ceuxqui en pensent mieux être éclaircis, en rapportent la source audeíìr que le Duc de Mayenne eut de venger la juste punition,que Sa Majesté ordonna être faite à Blois , de la rébellion ÔCfelonnie des Duc êc Cardinal de Guise, fes frétés; mais ils íetrompent, pareeque l’orgueil du Duc dc Guise lui aïant telle-ment enflé Je courage, qu il ne vouloir plus de supérieur ni d©pareil, avoit tellement altéré leur bonne intelligence, qu’aupa-ravant son trépas, le Duc de Mayenne ne cherchoit que de rom-pre avec lui pour rentrer aux bonnes grâces du Roi, a u quel mê-me il auroit donné avis de veiller fur les déportemens de sonfrere , parcequ’il y avoit du péril en la demeure. Aussi si cettevengeance eût été la feule cause motive de vos soulevemens ,elle ne vous pourroit servir d’excuse comme à lui, d’autant queles Duc Lc Cardinal dc Guise n’étant vos freres, nulle raisonnaturelle ni civile vous obligeoit de venger leur mort, au pré-judice de l’obéiílancc & fidélité que vous deviez à votre Roi,non plus que vous ne vous êtes ressentis des cruels astaílìnatsque les Ducs de Guise Sc de Mayenne ont commis de leursmains , ou fait commettre aux personnes de Saint Maigrin ,Sacrcmore, de Birague , le Marquis de Menelai, Se plusieurs au-tres François comme vous, qui ne leur étoient pas Sujets ni Vas-saux. Davantage, si cette vengeance vous picquoit, le cruelparricide de votre Roi i;e devoit-il pas borner votre fureur , fans
l'étendtP