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Tome sixième.
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D E- L A L I G U E. 127

après la conversion 8c PEdit si solemnel de la Déclaration dc Sa —-—

Majesté , vous vous allez maintenant ranger fous Pétendard 1d’Espagne, contre votre Roi légitime, ne favez-vous pas bien Feux1)E,0IEen votre conscience que vous perdrez en un jour la gloire detous les travaux Le de tous les triomphes de vos Ancêtres, del’honneur defquels vous privez à jamais votre postérité, qui mau-dira votre mémoire , 8c souhaitera mille fois que vous ne fussiezjamais nés au monde. Ne vous attendez point que cette guerreait autre issue que celle du temps de Charles VII : vous voïezle chemin qu’elle prend déja tout semblable. Ne soïcz point siaveuglés ou si pusillanimes, que vous ne connoissiez quel est leparti dc France , 8c quel est celui d’Espagne : ou bien que leconnoissmt, vous n’aïez la résolution de vous joindre à celuipour le service duquel vous êtes nés au monde. Avancez coura-geusement ce jour heureux , auquel tous ralliés fous Pétendardde France , fous la conduite de ce grand 8c invincible Roi ,nous franchirons les Pyrénées , pour aller assaillir celui qui s’é-toit si assurément promis de rendre les Gaules Punc de ses Pro-vinces , 8c de nous envoler des Vice-Rois pour nous traiter àPEspagnol, ainsi qu’il fait ceux de Naples 8c de Milan. II fautfaire maintenant combattre ce vieil Tyran , non pour l’aug-mcntation de son Empire , mais pour fa propre personne, 8clui mettre en compromis son Etat 8c ses délices , dont il jouitfi à son aise dans son Escurial , continuant nos troubles fansbouger de fa chaire.

Seigneur Dieu, qui as établi cette Couronne Françoise la pre-mière entre tous les Peuples baptisés en ton nom , 8c qui mi-raculeusement Pas conservée en ses plus grandes afflictions , 8cíur les points les plus périlleux, c’est maintenant q «Pelle a leplus grand besoin de ta faveur , asin que cette reconnoiflancesi bien commencée , de tant de grandes 8c importantes Villes ,soit promptement suivie de toutes les autres ; 8c qifau lieu defaire sentir aux François les derniers fléaux de ton ire , nous lesportions tous ensemble contre ceux qui abusent si impudem-ment de ton saint nom , voulant couvrir sous ce voilé 1 usurpa-tion de toute la Chrétienté , qu’ils ont de si longue main pro-jettéc. Seigneur , puisque tu es pitoïable, retire de dessus nousle flambeau de ton indignation ; que ta grâce far la Franceioit appareillée comme le point du jour , 8c vienne à nous com-me la pluie tardive 8c a liaison née fur la terre. Et puis ( ô Dieutout puissant ) que tu es juste , que ta fureur trace comme le