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PLAinoïìRv e M. A R-NAl'LD.
iSt MEMOIRES
demeureroient à jamais esclaves de l’insolence & cruauté Espa-gnole? Sire , il relie assez d’cnnemis découverts à combattre enFrance, en Flandres 8c en Espagne, défendez vos côtés de cesassassins domestiques : pourvu que vous les éloigniez, nous ne crai-gnons point tout le reste. L’Espagnol ne peut parvenir à notreservitude qu’au travers de votre sang ; les Jésuites ses créaturesn’auront jamais repos en France, qu’ils nel’aient répandu. Jus-qu’ici le soin de vos fideles Serviteurs a empêché leurs parri-cides. Mais , Sire , si on les 1 aille parmi nous, ils pourront tou-jours vous envoler des meurtriers , qu’ils confesiêront , qu’ilscommunieront , comme Barrière : 8c nous, Sire, ne pourronspas toujours veiller. II est impossible que ceux qui tentent si sou-vent une même chose , ne rencontrent à la fin. Leur esprit toutensanglanté de la mort du feu Roi, l’assassinat duquel fut pro-jette 5 c résolu dans leur College , 8c de l’attentat tout manifestefur votre vie , ne se donne repos ni jour ni nuit, ains va tou-jours rêvant, toujours tournant, toujours travaillant, pour par-venir à ce dernier point, qui est le comble de tous les souhaitsêc de tous les désirs des Jésuites. Sire , les considérations queceux qui n’appréhendent nullement votre mort, vous représen-tent au contraire , font autant de trahisons toutes claires 8ctoutes manifestes. Lorsque vous aurez assuré notre vie, lorsquevous aurez assuré l’Etatdc tant de grandes 8c puissantes Villes,cn exterminant le conseil public que vos ennemis y ont encorededans , par le m oie n des Jésuites , alors on vous redoutera de-là les monts, 8c lors , Sire , on vous portera l’honneur 8c le res-pect qui est du au premier Roi de l’Europe , au Roi qui a sur satête la couronne de gloire 8c de liberté, 8c au plus grand Roide tous les Peuples baptisés. Mais tant qu’on aura espérance devous perdre avec tous les vrais François, par les menées, lesartifices 8c les confessions des Jésuites , on vous fera les indigni-tés que jamais Roi de France n’a encore endurées. Sire , vousêtes le fils aîné de la plus noble , plus auguste 8c plus ancienneMaison qui soit sur la face de la terre : tout le cours de vos ansne font que trophées, que triomphes, que lauriers , que victoi-res que vous avez remportées de tous ceux qui ont eu l’audacede vous attendre ; toutes les prophéties vous appellent à la Sei-gneurie du monde ; 8c maintenant qui font ces gens ici, quiíbnt ces traîtres, qui font ces bâtards de la France qui vous veu-lent mettre en l’eíprit des craintes d’ossenser l’Etranger , afinque vous reteniez ces meurtriers, qui ont entreprise continuelle
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