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PlaidoÏerbi M. Don.i
,88 MEMOIRES
Ceux qui curent charge de cette exécution , furent saisis d’unefraïeur superstitieuse , &: n’y osèrent mettre la main , de peutqu’en violant les Autels de ces Dieux étrangers , ils ne su fie n tfoudroïés , comme on les en mcnaçoic. Mais le Consul L.Emilius Paulus , assuré que tout ee qu u n Citoien faisoit pourlehien de son Pais, étoit agréable à Dieu , dépouilla sa robede pourpre , prit la hache en main , ôc le premier enfonça laporte , pour donner exemple aux autres de faire comme lui. IIest aujourd’hui question de savoir , si on doit chaíîer du milieude nous des Etrangers , qui introduisent un nouvel Ordre quin’est pas approuvé de l’Eglise Gallicane , desquels la vie , lesmœurs, &; la doctrine font condamnées de long-tcmps en l’efpritde tous les gens de bien ; pareeque fous prétexte de piété & dedévotion , ils sappent peu-à-peu les fondemens de i’Etat, dé-bauchent le Peuple de l’obéissance naturelle qu’il doit à sonRoi , lui dérobent le cœur de ses Sujets , pour les donner enproie au plus grand Le plus dangereux des ennemis de la France,qui bâtit de fes ruines , Le comme un cruel Python cherche à dé-vorer ses enfans. Cette poursuite n’est pasç nouvellement inven-tée par les Demandeurs ; il y a plus de trente ans que ce pointa été mis en délibération : mais ceux qui traitoiçnt ce mêmesujet, n’avoient point í’avantage que nous y avons : parccqu’i'sneparloient que par conjectures de l’avenir , dans lequel il n’ya que les plus clair-voïants qui puissent pénétrer.
Nunc vero manifesta fides, Danaumque patescuntInsidiíe.
50 temps , des richesses qui font au-delà deM celles des Princes , que la multitude desS5 armées & les alliances ont dotés de longue» main. Le principal talent de cecélcbreAvo-*> cat etoit 1 éloquence , accompagnée d’un*> grand jugement & de beaucoup de litté-” rature. II n eft pourtant refté de fes gran-»3 des Actions , que le Plaidoyer qu’il a fait“ pour les Curés de Paris contre les Jésuites,*> & la présentation des Lettres de provisionm du Gouvernement de Guyenne , qu’il fit” au Parlement pour feu M. le Prince, en« ijJ7- Tous fes papiers aïant été dissipés« âpres fa mort, laquelle prévint fa disgrâce“ en Cour, comme a remarqué Antoine» Loyfel en une Fpitaphe qu’il lui a faite ,» qnej’ai trouvée parmi fes papiers, écrite*• la main cn vers.
C. V. Luiovìcl Dolœi Epitaphiuml
Ter quinos foles stadio régnasse forenfí jRegins pariter curasse negotia matris,Afcitum arcanis sacra: regalis'S: aulx ,
Non ideo cuiquam sas te dixissc bcatum.
At toga te bis sex ulnarum ferica quandoCondecorat,fragilisfortunarac forfaniniquasMaturâ vultum morte avertisse minacem;pelicem dixisse docent prascepta Solonis.
IV. Non. April. 1616.
II a laissé un fils qui a été Correcteur en laChambre des Comptes de Paris.