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Tome sixième.
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iî0 MEMOIRES

,J j ' prens cela de leur propre témoignage , voici l’extrait d’une Epî-tre que les Jésuites de Paris écrivent à leur Général en l’an 1587,

deM* doìlé. qui est imprimée en leur Collège de Rome : Confejfiones audïm& quidem univerfce vitœ quam plurimee , hœc eflenim commuaisfer: omnium opinio, tum denique eorum fatisfieri confcientice cùtrtapud nos conjitentur : ideò que nonnullus fexaginta miliarium con-fècit viam , ut à nojlris audiretur. ( II faut remarquer en passant ,que par ces Epîtres anniversaires ils revoient les uns aux autrestous les péchés qui leur ont été confessés, avec des circonstan-ces fi particulières, qu il est aisé de remarquer les personnes ).On voit donc par cet écrit, que lès Jésuites détournent le Peu-ple des Paroisses , Lè détruisent en ce faisant , l’un des plusgrands points de la Religion , laquelle consiste en l’obéistàn-ce. Ce n’est pas assez de faire des bonnes œuvres , d’obfer-ver soigneusement les préceptes de l’Eglise , si on ne le faiten l’union de l’Eglise ; il n’y a point de salut hors de cettearche , en quelque endroit que ce soit. Sortir de fa Paroissepour aller ailleurs recevoir les Sacremens , c'est laisser le Tem-ple de Jérusalem , pour aller sacrifier aux montagnes de Sama-rie. C’est pourquoi les Conciles ont étroitement défendu auxCurés, de ne recevoir en leur Eglise autres que leurs Parois-siens : voici les mots du Concile de Nantes, Nulius Presbyter autDiaconus alterius plebanum ni fin itinere suent, vel placitum ibihabuerït,ad Miffam recipere audeat. Et veut le même Concile ,que les Dimanches le Curé s’informe devant commencer la Mesisic , s’il y a quelqu’un d’autre Paroisse en son Eglise , asm de lemettre hors. Quant à la Pénitence , elle ne profite point si ellen’est ordonnée par celui qui a charge des âmes ; & la rémissiondes péchés s'obtient principalement par la violence d’une prierecommune , que toute l’Eglise p ou fie vers le Ciel, Le le force des’ouvrir à nos requêtes, A ce propos , dit Saint Augustin , labo-ret pœnitens ïn Ecclefia ejse , & ad Ecclefice unitatem tendere , niftenim unitas Ecdejîajlica fuccurrat^ni quod deejlpeccatori sua ope-ratione compleat , de marubus inimici non eripietur anima mor-tui , ideoque nemo digne peenitere potejì, quemnon jujlineat uni-tas Ecclefice. A cette occasion, de peur que les Pénitens ne se sé-parassent de l’unité de l’Eglise , Le cherchassent des Confesseursà dévotion , il s’en fit une défense expresse en ces mots : Placuitut deinceps nulli Sacerdoturn liceat quemlibet commiffum alteri Sa-cerdoti adpœnitentiam fuscipere , fine ejus consensu cui priusse com-mifit , cùm aliter illum non pofjit absolvere vel ligare. Que si celaest ordonné pour la Pénitence, il Test encore plus pour l’ad-