DE LA LIGUE.
Comme on tcnoit pour HérétiquesCeux qui découvroient les pratiquesDe leurs esprits séditieux ;
Tenez pour Espagnols de race,
Ceux qui vouloient qu’on leur fît grâce,Et les chaíïez avecques eux.
PASSEPORT :
G ardes des infernales portes,Déformez vos ferrures fortes ,
Et laissez librement palierLes Jésuites , votre engeance ,
Que les Cieux, par juste vengeance ,Hors de la France ont fait chaílèr.
Comme autrefois vous leur servîtesDe conducteurs, ôc les suivîtesLorfqu’envoïés de vos Enfers,
Ils vinrent dedans notre TerreAllumer la civile guerre ,
Source de tous nos maux foufferts :
Maintenant de pareille forteVous devez leur servir d’efcorte ,
Et chez vous mener promptement,Leurs âmes de vous tant aimées ,
Qui de vos cavernes fermées,
Sont absentes trop longuement.
Et vous, ô Bandes Sataniques,
Allez aux Manoirs PlutoniquesRevoir votre antique séjour ;
Notre France, par vous détruite,
Ne souhaite moins votre fuite ,
Quelle abhorre votre retour.
Tôt ôc loin.
Passeport.
Kkij