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T59T Eere de Charles-Magne, aïant déposé Ildebrande pour ses mé-faits Sc iniquités , dont les Histoires sont mention, comment du
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M’X catho- depuis votre Repubhque a proípcre.
tiquEs. Finalement , la Cour déclarant que les propos dudit Jean
font scandaleux , séditieux, contraires à la parole de Dieu , &condamnés comme Hérétiques par les saints Décrets, s’usurpel’autoritéde l’Eglise pour juger ce qui est Hérésie Sc contre lessaints Canons , qui encore pour le moins doivent être ici allé-gués afin de voir la belle révérence que les Auteurs dudit Arrêtportent auxdits saints Décrets , desquels les Hérétiques se mo-quent ordinairement. Mais tant s’en faut que lesdits propos,en tant qu'ils touchent la personne de Henri de Bourbon, soientcontre les Saints Canons, que voirement ils font bien confor-més Sc consentant à iceux , selon qu'il est ja dit par la Bulle deSixte Y.
Pour la seconde partie de cette condamnation contre les Jé-suites , il faut noter en premier lieu , que les Juges Laiques con-damnant les personnes Ecclésiastiques , Lc spécialement les Re-ligieux immédiatement sujets au Pape , & ce en cause crimi-nelle , sont excommuniés par les saints Canons de l’Eglisc,auxqucls toutesfois les Auteurs de cet Arrêt font état de por-ter íì grande révérence, encore que l’on n’ignore point que telleautorité ne leur appartient par privilège ou autrement, mais quece n’est autre choie qu’usurpation très inique dès le commen-cement de l’Eglise de, Dieu condamnée par les Loix des Empe-reurs même. E11 second lieu, sera facile d’observer que le sus-dit Jean Gueret, Prêtre Sc Jésuite , n’est ici sententié personnel-lement , de quoi l’on doit entendre , qu’il n’a con selle , ni étéconvaincu de fausses Sc damnables instructions ci-deíTus insi-nuées , comme par lui données audit Jean Chastel, qui du passéfut son Ecolier ; car autrement l’on en eut bien fait bannière,comme d’une chose fort propre pour charger Sc outrager leditJean Gueret avec tous ses Compagnons.
Et puisque ledit Chastel, après cette condamnation , devoirencore être appliqué à la question ordinaire Sc extraordinaire ,pour connoître de ses complices, entre lesquels on attendoitque ledit Gueret seroit nommé , pourquoi ne se peut-il dire,qu’en ce cas , l’ordre de justice requérois de suspendre encoreîa Sentence d’icelui Gueret , Sc beaucoup davantage celle detous ses Confrères , qui ne communiquoient en ce fait ; néan-moins , ils ont été tous ensemble condamnés , tant ledit Chai-