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fadeurs de notre Université à Padoue, ne prennent plus grand ac-croistement, avec le danger apparent du mal qui s’en enfuivroit,Lc la ruine de ladite Université ; nous avons avisé avec le Sé-nat, que faisant venir vers vous les Révérends Peres Jésuites ,vous leur faisiez entendre avec telles ou semblables paroles :Que d’un côté, ils peuvent comprendre clairement, que com-me nous serons toujours prêts à maintenir Lc favoriser leur Re-ligion en toutes les choses qui seront convenables pour le ser-vice ôe Thonneur de Dieu , qu’auísi d’autre part , nous avonstrouvé très étrange, pour beaucoup de respects,qu’ils aient intro-duit en ladite Ville, en plusieurs sortes , une forme de Collegeavec son de cloches, avec affiches imprimées , aux mêmes heu-res , à huis ouverts , & Ecoles publiques , Pintitulant encore leCollege dc Padoue de la Société de Jésus , comme à l’envie , &cau préjudice manifeste du College institué depuis tant d’annéespar la Seigneurie , Le toujours maintenu par nous , pour legrand profit qui en est revenu en tous les siécles , au bien deroute la Chrétienté, fans que par le passé , il sc soit trouvé per-sonne qui lui ait apporté aucun empêchement & scandale, enquelque maniéré que ce soit , comme nous entendons qu’il scfait à l’occasion de ce nouveau College qu’ils ont introduit :Que notre intention est, qu’ils ne puissent lire , sinon entr’eux-mêmes, Lc aux leurs , & non aux autres, fans contrevenir en aucu-ne sorte aux Statuts Privilèges de notre Université de Padoue.
Après que vous aurez dit cela aux Peres Jésuites , lesquelsnous voulons être avertis qu’ils seront prêts à sc conformer ànotre volonté , Nous voulons que faisant venir vers vous lesDocteurs, Régens des Ecoles du Bo, vous leur ferez savoir ennotre nom , qu’aïant vu l’avis des Réformateurs de IUniver-sité ,par ce qu’ils en ont écrit à nos Prédécesseurs , qu’ils doi-vent ôter la mauvaise coutume dc dicter ès Ecoles publiques ;Le nonobstant étant avertis que cet abus continue encore au-jourd’hui , Nous leur faisons savoir que la derniere volonté &résolution du Sénat, est , qu’ils s’en abstiennent entierement yattendu que cette façon de lire apporte beaucoup de préjudice,ëe peut-être davantage que les Ambassadeurs de ladite Univer-sité ne nous ont représenté dans l’écrir qu’ils nous en ont don-né : èc s’il se trouve quelqu’un si osé d'aller au contraire , NousVous donnons pouvoir d’y pourvoir , avec les peines que vousjugerez raisonnables. Vous nous donnerez avis de ['exécution ,6cferez enregistrer la Présente où vous estimerez qu’il sera à pro-pos , pour en perpétuer la mémoire.
1595.
Oraison de
CkSAR C R. ï-MONIN.