à MEMOIRES
j"lg. rhcureusë victoire qu’il a plu à Dieu nous donner , le Mercre-di quinzième de ce mois, fur ies Ligueurs désespérés de la mi-, ‘” I,Ï íericorde de Sa Majesté , qui étoient sortis de Soisions , leur
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son de Sois- principale retraite , dont j ai rait un petit dilcours que je vousS0 ' NS ‘ envoie , que vous recevrez, ainsi que je crois , d’auíìi bon cœur ,
comme nous avons rendu grâces à Dieu , de. ce qu’il lui plaîtbénir & rendre victorieux tous ceux qui portent les armes pourle service du Roi. De Crespi en Vallois , ce 15 Fevrier 1595.
Monsieur de MouíTy ( 1), assisté des sièurs de Gadàncourt, d’E-douville, 6c de Beyne , suivis de leurs Compagnies le troisiè-me du mois de Fevrier , ont cherché les Ennemis par toutes lestraverses des forêts , ôe jusqu’aux portes de boissons ôc d’Am-bigni , pour les provoquer au combat 3 Le les faire sortir hors deleurs retraites.
Le Mardi quatorzième dudit mois , le Sieur de Poncenac,Commandant dans Soissons , choisit 8e fit élire des mieux ar-més, & montés à cheval , qui fussent dans ledit boitions , jusqu’au nombre de deux cens Cuirasses, 8e de deux Compagniesd’Argoulets, laquelle troupe il bailla à conduire au Sieur deRelfont, & au Baron de Gonan (2) son Lieutenant, leur com-mandant , de n’en prendre à merci un seul des nôtres , s’il entomboit entre leurs mains.
Ils partirent ledit jour fur le soir, èC passèrent à Chaud un ,cheminant tout le long de la nuit , 8e vinrent dresser une em-buscade le Mercredi matin 15 dudit mois , dans la Cense de laFolie, à demi lieue près Crespi en Vallois , 8e mirent leurs Ar-quebusiers dans le Bois de Tillct, qui est tout contre.
Ledit jour, environ les sept heures du matin ., partit de laditeVille de Crespi, le Sieur d’Edouvillc avec trente Chevaux de laCompagnie de Monseigneur le Comte de S. Paul, pour s’ache-miner en fa garnison , en la Ville de Velly en Laonnois.
N’étant encore éloigné dudit Crespi , plus d’im demi quartde lieue de chemin , découvrit l’embuscade des Ennemis, quià même instant le vinrent charger, qu’il fut dextrement attirerLe amuser ; mais enfin les Coureurs , Le le gros qui s’étoit joint,le poursuivirent jusques dans le Faubourg de Crespi, & contreles murailles du Parc d’Arragon ; mais par le tocsin du guet,posé au clocher Saint Thomas , íesdits Seigneurs de Mousiy ,
(1) Le Bouthillier, sieur de Moussy.p) De Conac.