DE LA LIGUE.
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Averti(sement r
jN la Duché de Luxembourg la Guerre s’émut pareillement au mèm#temps, avec quelque succès que nous représentons.
AVIS DE LA DEFAITE
De ortie Compagnies da Comte Charles au Duché de Luxembourgpar M. le Maréchal de Bouillon (i).
A
il. La sin nous avons ouvert Jes yeux à notre bien , nous avonsconnu , que pour appaifer la guerre civile, il falloit entrepren-dre l’étrangere ; nous n’avons que trop retardé à nous y résoudre,,mais le retardement n’a pas perdu toutes les occasions ; cellequi se présente est belle , lì nos m oie n s ne font íi grandsq u'a titre fois , aulîî nos Ennemis font plus foibles que ci-devant.
Nous rejettions avec tant de dédain & de mépris l’avis deces sages Politiques , qui conseilloient nos Rois de bannir la.guerre loin de nos frontières , la nourrir chez ses voisins , Scassurer la paix à leurs Sujets. Nous avons mieux aimé nouséchauffer à Tembrasement de nos maisons , que de porter lefeu de la division à Naples , en Flandre , à Navarre , Sc releverles conquêtes des Enfans de France ; nous n’avons pris plaisirqu’à déplaire au souverain Magistrat, n avons estimé autres En-nemis que ceux qui, au plus fort accès de notre phrénésie, nousmettoient le glaive en main pour nous défaire , qui nous pous-soient aux précipices de notre malheur , s’éjouissoient de nousvoir entretuer, nous enterrer dedans nos propres entrailles.
Monseigneur le Maréchal de Bouillon , auquel reluisent éga-lement les qualités nécessaires à un grand Chef de guerre , Scà un sage conducteur des affaires d’Etat , aïant reconnu que leRoi d’Espagne n’étoit en paix, que parccque nous étions enguerre, Sc qu’il ne fomentoit les feux de notre division , quepour tenir en tranquillité ses Etats , obtient du Roi commission,
(i) Yoïez M. de Tliou, Livre CXII.