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Tome sixième.
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340 MEMOIRES

* jadis abandonnes à toutes fortes de délices 8c voluptés, ont

enfin éloigné d’eux les Putains , 8c chaíìé non point le nomt> p Pierre p our un temps, maïs ils en ont banni 1 cliet pour jamais. LesCahier. Goths ont embrassé la chasteté , comme une vertu particulière,n’ont jamais toléré un paillard ou adultère. Ce que témoigneSalvian , Evêque de Marseille, au septième livre de la Provi-dence , en ces mots : tjj'e inter Goihos non hcet jcortatoremGothum. Et en un autre lieu, Gothorum gens perfida ,Jed pudicaejl. Je p ou trois m’étendre fur plusieurs autres lieux que l’Histtoire ancienne nous départ d’une main libérale. Mais ce feroitabuser du temps , fur une matière certaine, Le en laquelle noussommes assistés de la voix publique. Ce que deíEus n'est qu’unsommaire des longs discours , qui peuvent être étendus fur un siample & fertile sujet. Et d’autant que ce méchant a voulu cou-vrir 8c confirmer sa fausse doctrine de l'autorité de Saint Au-gustin , je toucherai le lieu entier qui est tronqué par cet Apos-tat y 8c y apporterai la réponse sommaire 8c véritable. Voici lesmots au livre second. De ordine cap. 4 . Qiád fordidius , quidde-coris inanius , turpitudinisplenius , meretricibus , lenonibus , cœ •ter if que id genus pejlibus dici potejl ? Aufer meretrices de rébushumants , turbaveris omnia libidimbus. Mais la tissure du lieumontre clairement, que ce grand personnage n'a jamais ap-prouvé absolument telles perditions , qu’il appelle pestes , plei-nes de honte 8c turpitude : au contraire , il les met au nombredes déformités publiques. Les écrits de ce grand personnagesont pleins de préceptes , d’cxhortation à ia tempérance 8cchasteté, contraires à cette doctrine. Ce lieu qui est comme unetache aux œuvres de ce Saint Evêque , ne doit détourner lesesprits Chrétiens à telles dissolutions; car le Livre De Ordine ,a par lui été écrit, avant qu’il ait été du tout instruit en laReligion Catholique, 8c lorsqu’il étoit encore Cathécumene.IIavoit par plusieurs années précédentes, été imbu de l'héréfiedes Manichéens, 8c fa jeunesse emportée par la paillardise 8ctoutes sortes de délices 8c voluptés, comme par un torrent,ainsi qu’il reconnoît par ses confessions : qui fait que je ne trou-ve étrange que cette belle ame, née pour servir de flambeau8c de lumière à l'Eglise, non toutessois encore arrêtée , nondu tout instruite aux mystères 8c préceptes de notre Foi , aittenu lors cette maxime. Et pour ne m’arrêter plus long-tempsa ce discours , quand telle auroit été l’opini'on de S. Augustin ,seroit-elle valable pour établir entre nous cette peste , ce dé-