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Conversionv e PierreCahier.
34* MEMOIRES
plusieurs de notre temps ont traité cette question avec hon-neur Sc dignité. Qui ne fait en outre , combien de tout tempsa été détestable , maudite, méchante la vie du Peuple Romain ?Vuiofitas & impunitas quasi germanitas queedam cjl Romano-rum hominum , & quaji mens atque natura ; quia ìbi precipuè vi-da , ubicumque Roma. ( C’est le texte de Salvian au 6. livre dela providence. Ce débordement général, s’est spécialement ar-rêté au luxe Sc paillardise , non-senlement restreinte dans le se-cret des maisons particulières, mais publiquement représen-tées au théâtre , avec des actions Sc mouvemens efféminés Schonteux , pour enseigner Sc duire le Peuple à toute sorte depaillardise , tant leur naturel étoit enclin à cette abomination.Les livres des Anciens font remplis de plaintes contre tels scan-dales, entr’autres Tertullian , Sc Saint Cyprien en ses Epîtres.Tertull. lib. de fpeclac. Cyprian. lib. z. Epijl. z. & lib. i. Ep. io.Quant à la Sodomie , vice comme particulier à ce Peuple ,elle leur est même reprochée par Saint Paul Sc Salvian fortélégamment, au 7. liv. Ad Rom. cap. t. Qaid, rogo, fieri illicprodigiofius potuit ? In urbe Chrifliana , in urbe Ecclefiajlica ,quam quondam doclrinisfuis Apojloli injhtuerant , quam paffio-nibus fuis Martyres coronarant , vin in jemetipfis fœminas profite-bantur , & /toc fine pudoris umbraculo , fine ullo verecundice amic-tu : ac fie , parum quasi piaculi effets fimalo illo malorum tanto-rum inquinarentur autores , per publicam Jceleris profeffionem ,jîebat etiam feelus intégrez civitatis. Vidébat quippe hœc univerfacivitas & patiebatur ; videbant Judices & acquiefcebant ; populusvidebat & appiaudebat ; ac fie diffufo per totam urbem dedecorisfcelerifque confortio , etfi commune hoc omnibus non faciebataclus , communis omnibus favebat affenfus. Puis il ajoute unechose honteuse, certes , Sc cpii montre la perdition extrêmede ce Peuple : Quis credere & audire pofjit convertisse in mulie-bran tolerantïam vires , non ufum fuum tantum atque naturamfed etiam vultum , incejfum , habitum , & totum quicquid pemtusaut in fexu efl aut in us u viri ; adeo versa in diverjum omnia erant.Car le Peuple Romain s’est toujours tellement laissé posséderau Diable , que d’avoir non-sculement abusé des hommes parSodomie , mais auffi par certaines sections , avoir changé l’u-sage ordinaire de leur nature en celles des femmes, pouriceux épouser, même publiquement ; chose abominable Scdétestable devant Dieu Sc les hommes , qui ne peut être repré-sentée par aucune aslez grande atrocité de paroles. L’exemple