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Avertissement,
a n d i s que le Roi étoit à Rouen, ceux de la Religion à Metz ob-tinrent de lui, pour leur soulagement, les Lettres Patentes que nous in-férons en ce Recueil.
LETTRES PATENTES
DU ROI.
Pour le soulagement des Fideles de Met
ÌÎe n r y , par la grâce dc Dieu, Roi de France 6c de Navar-re : à tous ceux qui ces présentes Lettres verront, salut. Noschers 6c bien aimés les Gentilshommes , Citoïens , Bourgeois6c Habitans de la Ville de Metz , faisant profession de la Reli-gion Prétendue Réformée ; Nous ont fait remontrerque com-bien que par nos Lettres Patentes , du vingt-troisieme de Maimille cinq cens quatre vingt-douze , pour les causes 6c raisonsy contenues, Nous leur aïons permis l’exercice libre 6c entier deladite Religion , au dedans de ladite Ville , dans l’édifice pareux pour ce construit, du temps du Roi dernier défunt, notretrès cher Seigneur 6c Frere que Dieu absolve , 6c par sa permis-sion , aïant levé toutes défenses 6c interdictions au contraire ,comme faites contre le bien 6c tranquillité de ladite Ville , 6ccontre la liberté en laquelle elle a toujours auparavant été con-servée par nos Prédécesseurs Rois. Toutesfois ils n’ont pu jouirde l’effet de nosdites Lettres , à l’occasion des derniers troubles,leur aïant été représenté , lorsqu’ils en ont voulu poursuivrel’exécution , que le bien 6c état de nos affaires ne le pouvoitcomporter. A quoi ils auroient tant déféré , que postpolant leurintérêt au désir de notre établissement, ils se seroient résolusd’attendre une saison plus propre pour l'effet de ladite poursuite,6c supporter cependant les incommodités du lieu où se fait l'e-xcrcice de leur Religion , qui est lieu champêtre 6c découvert,6c non-seulement exposé aux meurtres 6c rigueurs dc l’air , maisaussi aux surprises ôc mauvais desseins de nos Ennemis, qui ont