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L'Arche deNoé.
MEMOIRES
du comme eau jettée à l’aventure , qui sont ainsi que pau-vres brebiettes fans Pasteur parmi des loups, ravissans ! Helas !Seigneur , si tu as été son Dieu dès fa jeunesse , n’abandonnepoint ton Eglise en sa vieillesse chenue. O Eternel , si nos ini-quités répondent contre nous, comme nous confessons qu’ellesfont grandes, Le fort multipliées ; aide-nous , & à tous nos frè-res , pour l’amour de ton nom ! Helas ! Seigneur , nos trans-gressons Le ingratitudes font [grandes : mais encore plus gran-des font tes compassions;, Le plus grands les mérites de ton filsJefus-Christ. Et tu fais , ©Dieu très haut, que ce n’est pas pournos péchés qu’on nous en veut, Le que tant de gens font liguésLe bandés contre tes Eglises ; mais que c'est d’autant que nousne voulons reconnoître autre Chef Le Evêque universel , queton fils Jésus,. autre doctrine que la sienne ; invoquer autreMédiateur que lui ; chercher justice Le salut qu'en lui , quinous est fait ae par toi sapience, justice , sanctification Le ré-demption ! Pourquoi donc , ò Pere de grâce , qui as été detout temps le libérateur Le l’attente de ton Peuple , te montre-rois tu envers nous comme un étranger , ou comme un géantéperdu, qui ne peut délivrer ? Tu vois que ton Peuple est froisséde grande froissure : pourquoi est fa douleur de si longue du-rée , & ainsi qu'u ne plaie abandonnée des Chirurgiens. Or ,es^tu cependant le Dieu Eternel, garni de force , Lc
Qui d’un regard seulementPeux guérir narre tourment.
Helas ! vois-tu pas tant de bonnes âmes en France & ailleurs,defquels les yeux fondent en larmes nuit Lc jour. Le ne cessentde réclamer ta grande miséricorde , priant que tu ne les châ-ties point en ton ire , que tu appaifes ton courcux , que tu teveuilles lever, & avoir compassion de Sion ? Ouis donc les gé-mi siemens de tes serviteurs & servantes , affectionnés à ta sain-te Cité , oresqu’elle soit comme réduite en poudre. O Eternel,Dieu des armées , tu as puiíïànce fur la fierté de la mer , ècquand fes vagues s’élevent, tu les peux rabaisser. |C’est toi qui asmis fin au déluge , & gardé ton serviteur Noé au milieu desondes. Garde aussi maintenant & regarde les pauvres résidus deton troupeau , qui ne dépendent que de ta Providence ; guérisleurs plaies , autrement incurables ; rétablis-les, afin que la terrene soit couverte de médians blasphémateurs : ains que tu aiesún Peuple qui chante un nouveau Cantique à ta louange.