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Plaintesiies Eglises
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441 MEMOIRES
p.uficurs lieux entierement retranché la liberté que nous y avions6c de droit 6c par esset , au vu 6c su de tout lc monde, pournous faire voir ce que nous en devons attendre partout ailleurs ,ou ils en auront aullì bien le pouvoir. Cela eít arrivé à Archiar& Bassac en Xaintonge , à Coudé fur Nerian, à Montagnac,Cornillon, Saint Geniers, Issoudun, Brignoles , Antibou(i),tous lieux compris en l’Edit de 77,6c les uns cn poíTeíìion de1 exercice depuis le tant renommé Edit de Janvier , l’infractionduquel ouvrit la bonde à tous les malheurs qui, fans ceíler , de-puis ont ravagé ce défastré Roïaume. Nous savons bien que lesEdits de la Ligue ont causé ces retranchemens en quelques unesde ces Places , Lc qu'o n ne faudra point à s'en excuser là dessus.Et soit;mais à quoi tient-ií donc, que maintenant qu’on neparle , comme plus de Ligue ; maintenant que ces maudits Editsfont révoqués, comme pernicieux 6c faits pour la ruine del’Etat, autant ou plus que de nous , maintenant que toutes cesPlaces font réduites à l’obéiílance de Sa Majesté , à quoi tient-ilqu’on ne répare ces fautes ? A quoi ticnc-il qu’on ne nous re-mette en la pleine poíîeílìon de tous nos droits ? Est-ce raison quetels Edits soient révoqués pour ceux qui y ont consenti, 6cque nous, qui nous y sommes toujours opposés, qui par notreopposition avons sauvé la France , y demeurions assujétis ? Etpour palier plus outre , puisque rejettant la faute fur fes Edits yon semble condamner le fait, à quoi tient-il qu’ès Places quenous possédons depuis, nous ne sommes assurés ? d'où vient quedepuis la révocation de ces Edits, nous voïons encore de sem-blables effets ? Sa Majesté avoit octroïé liberté 6c exercice auxIstes de Marines , à Saint Jus , à Soubife ; 6c les Gouverneurs:s’y font opposés. Ceux d’Aubuston en Auvergne , qui ne cef-ferent qu’à cause des Edits de la Ligue , présentèrent n’y a guerep'us d’une année, une Requête à Monsieur le Comte d’Auver-gne , pour être réintégrés en leur droit ; on les renvoïa au Roi,ajoutant les défenses expresses de faire cependant aucun exer-cice. Monsieur le Comte de Mongommeri, jouissant, à causede fa femme , de Clermont de Lodeve , y avoit choisi son habi-tation , Lc y faifoit prêcher en Tan 91 ; quelques séditieux ditlieu même fe saisirent 6c du Château 6c de la Ville , publiantleur intention , n’être autre que de chaílêr Je Prêche. Ilsy ont été publiquement maintenus, jufqu’au voïage du Roi àLyon , que M. le Connétable consentit que la Place fût resti-(0 C’est Amibes.