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Tome sixième.
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taille, dans un grand pré , au-devant du coteau où il étoit logé,

& mondit Sieur Dcsdiguiercs en fit le semblant de son côté,l’cscarmouchc s’attaqua tort chaude , qui dura cinq heures , où DU Roi D2demeurèrent de l'Ennemi environ cinq cens, tant morts que Savoie.bielles, Lc de ceux du Roi environ quarante de morts , Le soi-xante de bielles , & n’eutété un folle qui se trouva entre deux,de largeur dc fix pieds , Le fort profond , & plein d’eau , lecombat eut été beaucoup plus général, & plus grand; voilà cequi se passa jufqu’au douzième d’Août. Le quatorzième, le Ducde Savoie ( pensant forcer l’armée du Roi ) fit couler dès leshuit heures du matin , trois mille Arquebusiers derrière un grandbois , tout près des rctranchemens de l’armée du Roi , dc d’unautre côté logea fes Suiíïes , avec un autre gros d’Infanteriedans un pré ; quand tout fut ainsi logé , & fa Cavalerie où ilétoit dans un vallon , il fit tirer far les deux heures un coup dccanon , dc à l’instant de tous côtés s’attaqua l’cscarmouchc dntout grande , laquelle fut bien reçue ; car la Cavalerie dc In-fanterie Françoise , s’étoità ce bien résolue dc apprêtée ; la C a-vaicric soutint toujours l’infantcrie , fans que les canonades enfi île n t branler aucuns pour déloger , combien qu’elles tiraíïentincessamment. L’Enncmi y laissa fur la place plus de douze censhommes, tant morts, que blessés ; c’étoit une entreprise où ily avoit plus de passion dc de rage que de conseil. Us y furenttirés plus dc cinquante mille arquebufades , on ne voioit quemorts dc sang par la campagne , l’attaque dura cinq heures.

Outre plus , fur les six heures du soir , le Colonel Ambroise (1),avec cinq cens Espagnols naturels , traversa les marais pour for-cer un corps de garde qui étoit de ce côté-là : mais au bruit yaccoururent Monsieur de la Beaume , dc Monsieur du Pouet,avec leurs escadrons qui les chargèrent si rudement , qu’ils enfirent demeurer cent cinquante fur la place , dc prirent plusieursprisonniers , le reste se sauva sans armes par les marais ; celafut fait le Jeudi quatorzième d’Août. Le Samedi feizicme dudicmois, le Duc de Savoie quitta le champ de bataille , dc fur l’au-be du jour fe retira par dc-là la rivière , quitta son logis , dcpaíïa vers Montmelian , dc de-là s’en alla loger aux Barraux , àl’entrée de la Vallée dc Grifvaudan (i) , qui va répondre à Gre-noble. Pendant le peu de séjour que firent les armées aux Mo-lettes , dc à Sainte Hclene , il y eut plusieurs désits , mais pointde combat; car quand ce venoit au fait , l’Ennemi ne compa-

(1) Ambrosio, (2.) C’est Gïcsivaudaa.