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faîte qu’il s’étoit proposée ; mais s’étant avancé à demi-licue 1*97.dudit Meílac, où étoienc logés les sieurs de la Tremblaye Ci) D sde la Troche , de la Courbe , deBeaumont, avec quelques for- du s r . nE sces ; Sc. su fur lavis que Monsieur le Maréchal leur avoir déja La urens..donné de son acheminement vers eux , parle commandementqu’ils avoient, non-feulement de fe bien défendre s’il les ap-prochoit, ains de les attaquer quelque part qu’il fíit. Ils yétoient très disposés ; ils fe retirerent le Samedi au soir à Maure,qui est un Bourg, distant de trois lieues dudit Meslac , Sc delept de Rennes , d’où ledit sieur de la Tremblaye averti en-vola six Arquebusiers à cheval, pour lui en rapporter plus d’é-claircistement. Mais de hazard ils furent rencontrés par huitíaluades , qui en prirent cinq. Le sixième s’écant sauvé ne man-qua de bien avertir ledit sieur de la Tremblaye, Sc d£s forcesdudit Saint Laurens, qui montoient à quatre-vingt ou centchevaux Sc quatre ou cinq cens hommes de pied , Sc son lo-gement audit Maure. Sur quoi aïant fait assembler lefdits sieursde la Troche , de Teny, de Beaumont, de la Courbe, de laPommeraye Sc quelques autres, il fut résolu, suivant le com-mandement redoublé par ledit sieur Maréchal, d'aller attaquerledit sieur de Saint Laurens. Et pour cet elfe t, partirent furles dix heures d u soir, Sc arrivèrent aulit Maure le Diman-che vingtième à quatre heures du matin ; d’où ils trouvèrentdéja ledit Sieur de Saint Laurens avec fes troupes délogé, Sceurent avis qu’il prenoit le chemin du Bois de la Roche ; maisqu’il éroit encore fort peu éloigné , tellement qu’au même or-dre qu’ils s’étoient mis pour les attaquer dans fe Bourg, ils lesuivirent par la campagne , asin de ne perdre point temps ,
Sc ainsi s’avancerent si bien qu’à deux ou trois cens pas de-là,ils apperçurenc les plus tardifs des Ennemis, qui étoitdeTre-mereuc, ordonné pour faire la retraite ; fur lesquels les plus hâtifsdes nôtres commenceront à tirer arquebufades, Sc eux à fe ra n- ,ger à leur gros , qui fe retira en bon ordre plus d’une lieue Sc de-mie ; non toutesfois si bien qu’il n’en demeura plus de cin-quante ou soixante par les chemins, entre lesquels fut le Ca-pitaine Hil. Mais ensin si prestes qu’ils n’en pouvoient plus, ilstournèrent tête , prirent leur place d’arrivée ausii avantageuseen un champ bien íostbïé, rendirent quelque peu de combat,
•où iut pris ledit sieur dcTrcmereuc , frere dudit sieur de SaintLaurens, les Capitaines Pommeraye de Dinan Sc la Vieux-Ville
( 1) La Grésillé de la Tremblaye.
Tome VI.
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