DE 1 A LIGUE.
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Avertijsement.
eux d’Amiens aïant perdu toutes leurs espérances, furent contraintslâcher prise jjce qui se passa comme les traités suivans montrent.
LETTRE DAVIS
Sur ce qui s’ejl pajsè à Vabord & retraite de iArmée Ennemie ,
près Amiens .
JVIonsie’u r. ,
Depuis mes dernieres lettres, ií s’est paíïe tout plein de cho-ses ici, que je vous manderai au vrai, comme les a'fant vues,ÔC n’aïant point abandonné le Roi. Hier, quinze dù triais , lesEnnemis partirent de quatre lieues de notre quartier, 8c vin-rent avec telle diligence , que fur les deux heures après midiMous les eûmes , contre l’opinion de tout le monde , à la vuede Long-Pré , où le Roi étoit logé. Tout ce que l’on put faire,fut de faire marcher promptement toutes nos troupes au champde bataille , 8c tout le long de nos retranchemens. L’on y Htauíîì venir le canon , 8c cependant on laissa auprès de la Ville ,pour la garde des tranchées, trois mille hommes. Les Ennemisapprochoient toujours , 8c venoient avec un fort bel ordre, de-forte qu’étant à trois cens pas de Long-Pré , nous pensionsqu’ils le dusient emporter d’emblée; mais la diligence du Roi,Ion courage , 8c Tordre qu’il mit en un moment à son arrivée ,les arrêta tout court ; 8c notre canon , qui leur fit un merveil-leux dommage , les essraia tellement , que dès l’heure ils firentleur retraite , 8c fe logèrent à un quart de lieue delà , au quar-tier où étoient logés les Chevaux-Legers du Roi , qui est le longde la riviere. II fe fit de fort belles escarmouches , 8c le canonjoua long-temps d’un côté 8c d’autre. 11 n’y eut de gens de mar-que tués de notre côté , que Monsieur Former, Lieutenant dela Compagnie de César Monsieur , 8c quelques Gentilshommesblessés. Toute la nuit s’est passée avec beaucoup d’allarmes , 8ctoute notre armée est demeurée au champ de bataille. L’on jet-