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Tome sixième.
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Mé-prise DEUaB K.AUX.

57 á MEMOIRE S

dudit Sieur Desiiguicres,dc deux; Se Monsieur de Rozans,d*un^avec des Arquebusiers choilis. La troisième troupe , conduitepar Monsieur d’Auriac , portoit trois échelles ; Monsieur deBeauveuii, Lieutenant de Monsieur du Passage , en avoit une;ëe Monsieur du Buisson, Lieutenant de Monsieur le Vicomtede Chamois , deux. La quatrième Le derniere troupe, conduitepar Monsieur de Marvieu , Enseigne de la Compagnie de M.cle Saint Julian , portoit trois échelles, dont deux étoientsousla charge dudit Sieur de Marvieu , Se la troisième de Monsieurde Serre , premier Capitaine du Régiment de Monsieur d’Au-riac ; ë£ toutes ces trois dernieres troupes, accompagnées êearmées à la forme de la première, & à chacune fa guide, pourlui faire tenir le droit chemin du lieu de l’exécution. Le Capi-taine Bymart eut charge de faire jouer un pétard à la fauíTe portedudit Fort, qui regarde à Grenoble, Le le Capitaine Sage(i)un autre à la porte principale, qui est posée vers Montmcllian.II fut auísi ordonné à une troupe d’Infantcric, conduite par leSieur de Saint Favel, de donner l’allarmc par tous les endroitsdui Fort, tant que l’exécution durcroit, êc que cependant toutle reste demeureroit en gros à une moufquetade de-Ià. Et quantà la Cavalerie , là où la plupart des membres étoient demeu-rés, le Sieur du Bar eut charge de la faire passer outre au-dessus duFort, par le Village de Barraux, auffi-tôt que l’allarmc se com-mcnceroit, Le la conduire jusques hors du Bois de Servcttes de-dans la Plaine de Chaparillan , parcc C|uc l’on avoit eu avisqu’il devoir venir de ce côté-là cent Maîtres de l’Ennemi cou-rir dedans la Vallée , au même chemin que tenoient les trou-pes dudit Sieur Dcfdiguiercs. Les choses ainsi préparées, onmarche en l’orstrc dessus dit jusqu’au lieu où les échelles se dé-voient rendre , mais avant d’y arriver , il fallut faire alte pourlaisier passer une heure ou deux de jour, de peur d’arriver detrop bonne heure fur le lieu de l’cxécution. À l’entréc de lanuit les échelles & pétards furent distribués ; Le avant que tou-tes choses fuílènt rangées , que les gens de cheval, destinés à l’e-xécution , enflent mis pied à terre, Le que l’Infanterie eût pafleequelques ruifleaux, il fut dix heures. Ce fut à la même heurequ’on marcha droit au Fort, dont on n’étoit qu’à un quartcle lieue. Et en l'ordre ci-dessus , on arriva auprès du Fort jus-tement à onze heures de nuit, favorisés de la Lune, qui étoit furson neuvième jour. Tout cet appareil ne pouvoit marcher sans

(i) LcSage.

allarme ;