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des ennemis de fa vérité, dont lui soit donné louange Sí gloire r 598.à jamais. Après cette belle victoire, obtenue avec peu de perte p^iaite nEde fes gens , son Exellence vint coucher à Tournhout, ou elle 5 -’ Armî ' eavoit laissé ion artillerie avec partie de fes gens. Et après queJe Château eut enduré trois volées de canon , la Garnison En-nemie le rendit par composition , Sc s'en départit vie ée bardessauves. De-Ià tous les gens de guerre se sont retirés chacun enfa Garnison ; Sc son Excellence s'en retourna à la Haye , lehuitième jour après qu'il en étoit parti.
e t t e bastonnade rabaissa pour quelque temps les espé-rances que le Cardinal avoit bâties fur les précédentes con-quêtes , Sc mettoit en route fes dcílèins , fans l’heur qui luisurvint quelques semaines après en un autre de ses Lieutenans;c’està savoir Hernantello Portocarero, Gouverneur de E)our-la n s , lequel contrepesa le malheur de Balancon , tué à Tour-nhout , en se saisissant de la capitale Ville de Picardie en pleinjour Sc sans perte d’hommes, comme dit a été ci-dessus, page487 & fuivSec. Tel succès hrre/leurir aucunement les espéra li-ces Espagnoles ; mais elles fenerent bientôt après , Amiens aïancété bridé de st près, le Cardinal, avec tout son secours chassé,Hernantello tué Sc la prise lâchée , que tout cela sembla unlonge de quelques mois. Tandis que le Cardinal se tournoiede tous les côtés , Sc inutilement vers la Picardie , le ComteMaurice exploita du côté de Berg fur le Rhin , de la-quelle il chaíla par force la Garnison , prit Meurs , Alpcn ,le Fort de Camil, Grolle, Linghen , Bredvort Sc autres Pla-ces , chaussant de toutes parts les éperons à fes Ennemis, suivid’une Armée de dix mille piétons, dix-huit cens chevaux ,trois mille pionniers Sc soixante pieces de canon, ès mois deSeptembre Sc Octobre. E'hiver se passa sans exploits notables ,le Roi d’Efpagne s etant déchargé des affaires fur le Cardinalson gendre futur, Sc cependant la négociation de Paix fut tel-lement poursuivie entre les deux Rois, que la conclusion ci-devant mentionnée, s'en ensuivit l’an 1598 au commencementde Mai ; ce qui mit les Etats en nouvelles pensées , prêvoïant quede-lâ en avant ils auroient à porter le faix de la guerre , à quoiils s’apprêterent courageusement, résolus de s’exposcr à toutedifficulté plutôt que de recevoir le joug insupportable des Es-pagnols. Quant à ce qui est advenu depuis la sin de la Liguecn France, notre intention n’étanc d’y toucher, suffira pour