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rendent indispensablement utiles dans presquetoutes les circonstances capitales; chacun a be-íòin de leurs conseils ; tout se ressent de l’acti-vìté qu’ils distribuent; ils donnent l’impulíìon àleur liecle ; ils déterminent les opinions ; ils di-rigent tacitement leurs supérieurs 8e leurs infé-rieurs ; leur génie vivifie les atteliers, le com-merce , les cercles, l'administration ; il est faméde la société, & il ne Famine que pour la rendreplus heureuse.
Le citoyen verroit - il avec indifférence fàpatrie, illustrée par les lumières qu’elle a répan-dues , devenir encore ainsi précieuse à Funivers?Ce n’est que par Futilité d’uu petit Etat à tousles autres qu’ii peut les intéresser à íà conserva-tion ; 8i dans ce siècle , pourra-t-on toucher plussûrement les hommes en faveur dune nationqu'en la représentant comme une des écoles lu-mineuses de la terre ? Alexandre arrache auxflammes la patrie de Pindare.
Le citoyen de Geneve doit désirer une histoirelittéraire de fa patrie pour la faire connoîtreavantageusement dans quelques lieux où la su-perstition rend peut-être encore son nom un sujetde scandale, & pour confirmer par tout Fopinionflatteuse que Geneve peut avoir déjà fait naître.C’est une maniéré noble de se venger de se s ad-versaires que de leur démontrer le bien qu’on