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développemens qu’on leur aura donnés. Cesidées créent de nouveaux rapports qui se répan-dent dans la société; le nombre de ces rapportss’augmeute encore par le commerce des hom-mes entr’eux : la lumière perce ainsi les ténè-bres , & fournit à chacun le moyen de décou-vrir la route qu’il doit suivre pour se perfection-ner dans fa vocation , & faire goûter aux autresle fruit de ses progrès. Je ne doute pas quçl’homme le moins instruit en physique n’en lâ-che beaucoup plus aujourd’hui que les plusfameux Docteurs du XII e . siecle ; il n’y a per-sonne qui ne j ouïsse, sens le lavoir , des rayonsbíenfaísans qui vivifient le dix - huitième. Quipeut méconnoître l’influence des livres de poli-tique écrits depuis le commencement de cesiecle dans quelques réformes sages faites parles Gouvernemens, & sur-tout dans les convul-sions malheureuses pour la liberté qu’on a res-senties d’un bout de l’Europe à l’autre.
Si l’on pouvoit établir l’état passé & présentdes sciences chez une nation, on auroit sûre/nentfait un très-grand pas pour l’intelligence de sonhistoire civile ; on découvriroit le génie dupeuple par ses inventions ; on pénétreroit soncaractère & ses talens par les arts qu’il auroitcultivés , & les sciences qu’il auroit perfection-nées. Aussi, eu suivant au travers des íìçcles