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bliquement ; mais le peuple , soulevé à la vuede cet attentat, força cet Evêque criminel àTendre à ses parens l’enfant qu’il leur avoitarraché. II faut ajouter encore à tout cela l’im-pression que fit fur le peuple l’avarice des Ecclé-siastiques : ils jouïsl'oient des meilleurs revenusde la ville , & ils refusoient d’en payer les char-ges les plus urgentes; en 1520 on employala force pour les engager à fournir leur part dequelques dépenses importantes, & en 1533,1eConseil leur ayant demandé une légere sommepour l’aider à acquitter quelques dettes de l’Etatdont on sollicitoit le paiement, ils répondirentqu’ils quitteroient plutôt la ville que d’en fournirune partie.
Enfin , les Bernois qui étoient devenus nosalliés & nos protecteurs , répandirent les idéesde la réforme qu’ils avoient embrastee : oncroit facilement ses bienfaiteurs , on les croitlùr-le-champ quand ils annoncent la vérité :leurs envoyés entraînèrent le peuple , quiassista aux sermons qu’ils firent faire avec lapermission du Conseil par leurs Prédicateursqu’ils avoient amenés dans ce but ; mais ilsporterent les derniers coups à la religion ro-maine en obtenant une dispute publique entreles Docteurs catholiques & les réformés : cha-cun put juger facilement par ce moyen quels