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înalins de ce que 3 a vérité inspire ; laissons donc 'íomber ce brouillard épais quelles forment ;profitons de l’ordre que notre nouvelle législa-tion nous donne avec tant de raiíbn de garder lesilence fur les affaires politiques, & faisons desvœux pour la prospérité dune patrie qui m’est sichere, & qui doit si fort intéresser les Genevois.
Les sciences favorisent le commerce en ap-prenant à bien raisonner, en faiseur naître denouvelles vues, en créant de nouveaux objets,qui deviennent pour lui de .nouvelles ressources :auslî le commerce s’accrut-il à Geneve commeles sciences qu'on y cultivent-
Rien n’est plus propre à faire connoître laprospérité du commerce & de l’Etat où on lefait que 1c prix de l’argent qu'on y emploie ;son abondance en fait baisser Tintérêt ; se raretél’augmeníe. Les succès du commerce peuventdonc se calculer fur ce principe , puiíque Tinté-rêt qu’on donne pour avoir la confiance esttoujours en raison des baserds qu’on peut courir.En 1538, Tintérêt des rentes foncières fut fixéà cinq pour cent; il subsistoit de même en 1544;en 1565 il fut établi à lix pour cent; en 1589il monta à huit pour cent; en 1593 à huit &un tiers pour cent; ensuite il baissa considéra-blement , à mesure que l’Etat reprit de la con-sistance , & le commerce de la vigueur.