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dans íà lettre à Capellanus, qu i 6 Septembre1526, Lib. IV, Ep. XLIV.
Agrippa fut inconstant, coîere & vindicatif;ilavoit un amour-propre prodigieux; il parloitde lui avec complaisance , & íè consoloit de seschagrins en se plaignant de ses ennemis. On croitque ion traité de Vanìtate scìentìarum lui attira,comme à J. J. Rousseau , la haine des Savans deson tems ; mais je fuis bien persuadé que ses in-fortunes surent encore plus le fruit de ses vicesque celui de la haine de ses rivaux.
Agrippa fut bien au-dessus de son siecle parses connoissances & son génie ; il embrassa toutesles sciences ; il épuisa les Auteurs qui eu avoienttraité avant lui ; ses livres sont pleins de citationsjudicieuses & variées. On ne conçoit pas com-ment cet homme, qui exerça un si grand nom-bre de professons différentes, qui fut expofê àtant de revers, qui sit tant de voyages, quiessuya si souvent la m stère, ait pu apprendrehuit langues, composer un si grand nombre delivres, & soutenir une correspondance si éten-due. Cependant, au milieu de tous ces travaux ,il travailla utilement pour l’art militaire, qu’ilenrichit de ses inventions ,801 proposa des plansavantageux pour les finances des Princes qu’ilservit. Agrippa prit quelquefois, suivant l’usage