( xiS )
HISTOIRE
LITTÉRAIRE
DE LA RÉPUBLIQUE
DE GENEVE
Depuis la fin da quinzième fiiecle jusqu’àVépoque de la réformation .
LIVRE 11.
Hies lettres ont en leurs révolutions commeles empires : semblable à la lumière qu’unc foibleaurore annonce, dont la douce lueur s’accroîtpeu-à-peu, qui verse ensuite avec abondance sesrayons bienfaisans, mais dont l’éclat se ternitensuite , & dont 1 absence totale ramène les té-nèbres ; de même l’eíprit humain a paíTé succes-sivement plusieurs fois de l’état de la plus pro-fonde ignorance à celui des connoiffances les plusbelles & les plus répandues, pour retomber en-core successivement dans la nuit profonde qu’ilavoit se dissiper. Alors le génie sembloít mort
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