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affronté & vaincu la superstition avec ses bour-reaux , l’ignorance & íòn obstination, les pré-jugés & leur invincible ténacité. Tel fut Farelpendant les premieres années de son ministère ;il éclairoit les lieux qu’il abordoit ; il rendortmeilleurs les hommes qu’il instruisoit ; il dissi-pait les erreurs qui désolaient l’eípece humaine;il triomphait même des passions exaspérées parla doctrine pure qu’il prêchait. Une partie dela Suisse lui doit au moins fa religion, les scien-ces , la liberté & des vertus.
Farel commença de bonne heure à cultiveríòn esprit ; il fit à Paris avec succès ses études dephilosophie & de théologie ; il y gagna bientôtl’estime de Jacques Lefebvre D’Etaples , quidevint son ami après avoir été son maître.
La réputation de Farel le fit choisir pour lireen théologie au college d u Cardinal Le Moine;elle le fit connoître du Cardinal Briçonnet ,Evêque de Meaux, qui souhaitoit la réformationde l’Eglise, & qui employa souvent Farel commePrédicateur dans son diocèse.
Dans ce tems-là, Farel étoit cependant bienéloigné d’avoir des préjugés favorables à la réfor-mation : on lit dans fa vie manuscrite deux frag-mens de ses lettres qui étonnent par leur naïveté :Tour vrai , écrivoit-il, la papauté n étoit & rie fipas tant papale que mon cœur ta été - f s'il y avoìt