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Viret, malade, demanda en 1561 soncongé$le Conseil le lui refuse, en lui permettant d’allerpasser deux mois en Languedoc pour y rétablirfa santé; mais en 1562 le Conseil fut forcé dele céder aux prières des églises de France. II futalors Pasteur à Nisrnes, & en 1 z6z à Lyon ,où il présida le synode. Charles IX, ayant exigéque les Ministres fussent François, il se retiraà Orange. La Reine de Navarre l’appela auprèsd’elle à Orthez, où il enseigna la théologie, &où il mourut en 157r.
Le docte Ruchât dit que Viret est le premierSavant du Pays - de - Vaud , & qu'on ne l’avoitpas surpassé. Peu d’hommes ont autant écrit queViret ; souvent il a été original, toujours pleinde chaleur ; mais pour l’ordinaire ii abonde eunégligences, & son style se ressent des licencesvirulentes qu’011 se permettoit alors. On com-prend aisément que la controverse avec l'égliseromaine est le sujet le plus ordinaire des écritsde ce te ms, & que ceux qui suspendoient quel-quefois leurs coups dans le combat, tournoientleur esprit sur la critique sacrée , ou l’appli-quoient à la composition des sermons. Tel esten deux mots le caractère des ouvrages de Viret& de ses contemporains. Je remarquerai encoreici que les livres de ce Savant font extrêmement. rares, plus rares même que ceux des hommes