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Tome premier.
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jamais eues ; il parvint encore à faire signerà Alberius des tlieses fur la justification propresà terminer îa dispute - , il l’engageamême d’ab-jurer se façon de penser se r ces matières. LeConseil de Berne , charmé du double succès decette conférence , reconnut publiquement qu’ille devoit à De Beze.

Ne jugeons pointées grands hommes par nous-mêmes ; ils deviendroient incompréhensibles :leur goût pour le travail , leur force pour s’ylivrer, leur oubli d’eux-mêmes quand il s'agitdu bien public, sont autant de problèmes présque insolubles daus ce siccle, où les plus labo-rieux seroient oisifs , fi l’on comparoit leursoccupations avec celles de ces hommes éton-nans , où ces oisifs seroient anéantis par leurstravaux s’ils osoíent les augmenter, & où, con-centré en soi-même, comme l’araignée clans lemilieu de se toile, chacun caresse ses petits goûts,ses petites passions , ses petits intérêts , fanspenser qu'il y a des hommes qui sollicitent nosservices, & une patrie qui exige un entier dé-vouement. De Beze, accablé d’enuuis & de tra-vaux , voyoit avec amertume la cruelle nécessitéoù la guerre mit l’Etat de renvoyer les Profes-seurs de l’académie ; mais il le vit en citoyen.Son patriotisme lui donna des forces qu’il nepouvoit soupçonner j il fit gratuitement les fonc-